15 ans après la bulle Internet, l’économie des start-up est-elle de nouveau en surchauffe ? share
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15 ans après la bulle Internet, l'économie des start-up est-elle de nouveau en surchauffe ?

23 septembre 2014

Alors que les investissements en faveur des start-up high-tech affluent et atteignent des records en cette fin d’année, les risques encourus par l’ensemble du secteur auraient rarement été aussi importants. Une situation qui n’est pas sans rappeler la bulle Internet de 1999, selon un parallèle effectué par Wired

Concernant la possibilité d’une nouvelle bulle, Bill Gurley, VC de la Silicon Valley, est formel : cet incident pourrait bel et bien se reproduire si les investisseurs ne changent pas leur cap. La situation actuelle favorise en effet la prospérité apparente de start-up « surévaluées » par rapport à leur véritable potentiel. En repoussant le moment de bâtir un véritable business, elles se contentent d’enchaîner les levées de fonds pour perpétuer leur activité.

A ce propos, Bill Gurley fait état d’une augmentation significative des capitaux investis ces cinq dernières années. Cette tendance, qui ne semble pas vouée à s’inverser, est d’autant plus sérieuse que les chiffres officiels sur lesquels elle se base ne reflèteraient pas le montant total des investissements en jeu. En cette fin 2014, un pic en termes de fonds de capital risque serait même attendu. Le deuxième trimestre a en effet été marqué par un apport de près de 14 milliards de dollars au secteur, soit son plus haut niveau de financement depuis 2001.

Ce trop-plein d’investissements engendre un certain nombre de comportements problématiques de la part des start-up. Ces dernières sont nombreuses à dépenser l’argent acquis suite à des levées de fonds avant même d’avoir généré du profit, encouragées par un environnement concurrentiel. De l’argent « brûlé » qui viendra tôt ou tard à manquer.

Malgré l’avertissement de Gurley, une majorité d’investisseurs continue à parier sur des start-ups susceptibles de créer de nouveaux marchés, à la manière d’Uber. Loin de revenir sur leurs pas, les capital risqueurs persistent dans leur prise de risques, à la recherche de nouvelles opportunités. Avant un nouveau krach ?

Et Bill Gurley de formuler ce constat :

«Je suis heureux de ne pas être seul à penser de la sorte. A partir d’un certain moment, il devient nécessaire de construire un vrai business, de générer de vrais profits, de soutenir l’entreprise sans les largesses des capital-risqueurs, et de commencer à produire de la valeur comme au bon vieux temps.»

Plus d’informations dans l’article de Wired.

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