2012 : dix moments forts de la politique américaine vue du web share
back to to

2012 : dix moments forts de la politique américaine vue du web

27 décembre 2012

Le 6 décembre dernier, Teddy Goff – le « digital director » de Barack Obama – était venu à Paris expliquer comment, côté démocrate, la bataille électorale américaine s’est avant tout jouée sur le web. A présent, c’est le magazine Venturebeat qui nous propose un classement des dix temps forts qui ont marqué la politique américaine sur le web en 2012. En voici une petite sélection.

Romney, ou le #fail d’une stratégie web ambitieuse

Côté républicain, on retrouve avant tout l’échec du programme ORCA. Destiné à détecter le vote des électeurs en temps réel, ce système informatique s’est avéré défectueux au moment de son lancement officiel : aucune version test n’avait été lancée en amont. Sa capacité à gérer les sondages a donc été mise à mal publiquement.

La gêne publique fut d’autant plus importante avec la « vidéo des 47% ». Le message du républicain est simple, pour ne pas dire « simpliste » : les 47% des américains ne payant pas d’impôt seraient des « assistés » qui se « victimisent ». Quelques partages et retweets après, la viralisation de la vidéo a fait son effet – et l’image d’un candidat républicain méprisant s’est aussi vite propagée.

Enfin, nous retiendrons le chantage dont a été victime Mitt Romney au sujet de ses déclarations d’impôts. Contraint, par souci de transparence, de rendre publiques ses fiches d’imposition, celles-ci ont ensuite été hackées par des internautes, prêts à les revendre pour une somme bien conséquente. Une affaire médiatique dont s’est aussitôt emparé le web, sans pour autant améliorer l’image de Mitt Romney.

Peut-être cette mauvaise réception par les réseaux sociaux était-elle prévisible, et souligne surtout une erreur de casting ? En tout cas, toutes les statistiques basées sur les recherches des internautes et les vidéos les plus partagées en ligne suggéraient que Ron Paul, et non Romney, était le candidat républicain le plus populaire. Malheureusement pour lui, ce qui se passe sur Facebook, et ce qui se passe dans la machine du Parti républicain restent encore deux choses bien différentes… 

Barack Obama réaffirme sa maitrise du web

Pour le président sortant, le succès rencontré sur le web a été sans appel, réaffirmant la longueur d’avance du candidat démocrate en termes de stratégie web.

Pour développer une image plus authentique, Barack Obama a utilisé la capacité de mise en scène du réseau social Pinterest pour partager en image des scènes de famille ou des moments de son quotidien. Un moyen efficace de redynamiser sa campagne dans un moment un peu difficile.

Pour prouver son aisance sur le web, Barack Obama a même été jusqu’à lancer un AMA (Ask me Antyhing) sur le forum Reddit. Résultat ? Un trafic record sur la plateforme et une opération de communication politique remarquée.

Enfin, le moment le plus glamour de la campagne sur le web se résume en 3 mots : #four more years. Une victoire, 1 hashtag de 3 mots et 500 000 partages en quelques heures seulement.

…et quelques histoires insolites

Un autre hashtag a aussi marqué le web durant cette campagne : #invisible Obama. Une référence au show surréaliste de Clint Eastwood simulant la présence d’Obama sur une chaise vide à l’occasion d’un congrès républicain. Une scène qui a suscité de nombreuses parodies sur le web, avant qu’Obama lui-même ne se prenne au jeu.

Plus original encore, le détournement des photos de la Secrétaire d’Etat Hilary Clinton : deux blogueurs ont créé un Tumblr imaginant les textos que pouvait envoyer Hilary Clinton. Un succès complet : la Secrétaire d’Etat en personne a fait savoir qu’elle appréciait la démarche. Elle a même réalisé avec les deux initiateurs une photo truquée. 

On retiendra enfin l’honneur fait au blogueur Nate Silver par la communauté web scientifique pour l’exactitude de ses prévisions électorales. Grâce à une technique d’analyse spécifique, Nate Silver avait annoncé les bons résultats dès le début de la campagne : Obama 322, Romney 206.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email