Ces 18-24 ans qui refusent les smartphones

22 septembre 2014

Alors que nous passons toujours plus de temps devant nos mobiles et que près de 50% des Français possèdent un smartphone, certains résistent obstinément à l’invasion des téléphones intelligents. Affirmation de son originalité ou simple raison pratique ? Time Magazine a enquêté auprès de ces oiseaux rares de l’ère du « tout connecté », pour qui utiliser un vieux téléphone est loin d’être un paradoxe.

Entre Anna Wintour (rédactrice en chef du Vogue américain, réputée pour son sourire) et les hipsters de Brooklyn, il y a priori un monde. Et pourtant, tout comme nos grands-parents, ils font partie des précurseurs du « sans-smartphone ». Une tendance qui prend de plus en plus d’ampleur, à en croire Time Magazine : aux Etats-Unis, près de 30% de ces réfractaires au téléphone intelligent font partie de la tranche la plus jeune de la population (les 18-24 ans) et 34% des 25-34 ans préfèrent utiliser leur tablette à la place du smartphone. Des chiffres qui réfutent en partie l’idée pourtant répandue d’une génération absolument connectée.

Les raisons qui les poussent à ne pas se conformer à l’usage répandu du smartphone ne sont pas seulement financières, même si le prix de ces technologies joue un frein à l’adoption. Pour certains, comme Gwenn Cullen, 25 ans, il s’agit surtout d’éviter la dispersion de l’attention : « si je possédais un jouet avec Internet en permanence sur moi, je cesserais d’exister dans ce monde », explique-t-elle au Time Magazine. D’autres, comme Sam Hertz, 27 ans, s’attachent simplement à ces téléphones plus résistants : « Il a survécu à des averses torrentielles et je suis presque certain de l’avoir laissé tombé au moins 3 fois de la cage d’escalier ».

Enfin, des individus comme Andrew Lipstein, 26 ans, en font la revendication d’un style de vie proche de celui que prône le déconnexionnisme. Abhorrant les utilisateurs collés à leurs téléphone dans des situations qu’il juge inappropriées (le repas notamment), le jeune homme refuse d’adopter ces objets qui ruinent la sociabilité. Fiona Duncan, journaliste à l’origine du concept de normcore, affirme pour sa part que la possession d’un vieux téléphone serait même la nouvelle mode.

 « En ce qui me concerne, il ne s’agit pas de l’affirmation d’une mode, ni d’un jugement contre la société. C’est simplement mon téléphone » explique finalement Angelica Baker.

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