A Taïwan, une amende pour les parents qui laissent leurs enfants trop longtemps devant les écrans share
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A Taïwan, une amende pour les parents qui laissent leurs enfants trop longtemps devant les écrans

28 janvier 2015

Alors qu’en France s’ouvre une concertation nationale sur l’intégration du numérique à l’école, certains pays  se posent la question des éventuels effets d’une consommation numérique trop intensive. C’est le cas de Taïwan, dont un amendement relayé par le Sunday Time, introduit une obligation légale pour les parents de contrôler le temps passé par leurs enfants devant les écrans.

Les contrevenants s’exposent à une amende de 1 400 euros. A partir de quel nombre d’heures passés par leurs enfants devant un écran les parents peuvent-ils être poursuivis ? Le texte de loi ne le précise pas. Seule indication : les enfants « ne doivent pas utiliser des appareils électroniques en permanence, sur une période de temps qui n’est pas raisonnable. » Toute la question est donc de savoir ce qui sera jugé « raisonnable ».

D’autres pays asiatiques se sont penchés sur cette question, comme le rappelle Quartz, sans pour autant avoir recours à des solutions aussi punitives. La Chine essaie depuis 2005 de « dissuader les internautes de jouer à des jeux en ligne plus de 3 heures d’affilée » ; elle a pour cela collaboré avec les éditeurs des jeux vidéos les plus prisés. Ainsi, sur World of Warcraft, les capacités des personnages sont altérées au bout de trois heures et des temps de pause imposés.

Cette inquiétude est fondée. Attention toutefois à rester mesuré, souligne  Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l’Académie française : « On voit trop souvent les aspects négatifs, les inquiétudes que les écrans suscitent, mais il existe aussi beaucoup d’aspects positifs ». En France, dans un rapport publié en 2013, l’Académie des sciences se prononçait plutôt positivement sur les effets des écrans sur les enfants. Tout en insistant sur la nécessité d’un usage adapté à chaque tranche d’âge. 

Pour en savoir plus, l’article du Sunday Times est ici.

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