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Anticiper le hacking des villes intelligentes

23 avril 2015

Washington, New York, San Francisco, Seattle, Melbourne ou Lyon… Autant de villes dotées de capteurs et dispositifs intelligents que Cesar Cerrudo, chercheur argentin spécialisé dans les problématiques de sécurité, considère fortement exposés aux cyberattaques. Un article du New York Times nous relaie sa démonstration.

Modifier la couleur des feux de signalisation, les signaux de limitation de vitesse, les indications de déviations… Cesar Cerrudo a démontré qu’il était possible d’y parvenir la semaine dernière à San Francisco. Selon lui, les informations contenues par les capteurs liés à la circulation sont accessibles à moins de 500m à la ronde.  

Un manque de protection de ces informations en amont, de légers bugs et la présence de défauts de cryptage seraient à la source de ce problème de sécurité… Sans compter les failles de logiciels de ces systèmes intelligents. Les smart-cities seraient-elles alors une cible de choix pour les cyberattaques ? Le constat est en tout cas partagé par les chercheurs en sécurité. L’année dernière, plusieurs d’entre eux ont démontré à l’occasion de la Black Hat conference d’Amsterdam comment couper l’électricité de quartiers entiers, en exploitant les problèmes de cryptage des technologies de communication portées par les lignes à haute tension.

M. Cerrudo invite les autorités publiques à prendre conscience du problème et à renforcer le cryptage des données des systèmes intégrés aux villes intelligentes. Il présentera ses conclusions à l’occasion de la conférence RSA sur la sécurité tenue à San Francisco. Un sujet d’envergure alors que le marché des smart cities est amené à représenter 1 trillion de dollars d’ici 2020, selon Frost & Sullivan.

Plus d’informations avec l’article du New York Times.

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