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L’application Kik, ou le difficile équilibre entre privacy et sécurité de ses utilisateurs

9 février 2016

Avec ses 275 millions d’utilisateurs, dont 70% aux Etats-Unis, l’application de messagerie Kik favorise l’anonymat et un chiffrement des données. Au risque de devenir un terreau pour les pratiques illégales et la « sextorsion », rapporte le New York Times.

Créée au Canada en 2009, Kik pourrait être une application gratuite de texting comme les autres. Sauf que l’anonymat qu’elle propose va plus loin que celui de ses concurrentes – aucune adresse e-mail valide ou numéro de téléphone actifs ne sont nécessaires pour ouvrir un compte – et le contenu des messages, rédigés par des auteurs sous pseudonyme, n’est que très rarement stocké par l’entreprise… et se retrouve donc inaccessible pour la police. Résultat : une « privacy » optimale pour ses utilisateurs – dont 40% des adolescents américains – mais aussi pour leurs éventuels prédateurs.

Mais un enchaînement d’événements fait de Kik l’ « application problématique du moment », selon David Frattare, directeur de l’Ohio Internet Crimes Against Children Task Force. Le décès récent d’une adolescente de 13 ans, Nicole Madison Lowell, qui communiquait directement sur Kik avec le meurtrier présumé, fait ainsi suite à une série d’actes de pédopornographie, de « sextorsion » ou de harcèlement suite à des échanges sur l’application.

Plus d’informations avec l’article du New York Times

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