Apprendre, c'est toujours un peu jouer

28 octobre 2011

Le système scolaire, par exemple, est bâti comme un jeu vidéo. On y trouve des niveaux (les classes), des « boss » à battre (les contrôles), un système de « scoring » (les notes), et quand on est confronté à un « game over », on reprend la partie à la dernière sauvegarde (mais au lieu de « quickload », on appelle ça « redoublement »).

 

Chaque matière a sa propre logique, ses propres règles du jeu, qu’on maîtrise de mieux en mieux à mesure qu’on fait des erreurs et qu’on en tire les leçons. Mario peut-il sauter dans ce fossé rempli de lave ? Non, et le game designer vous le fait comprendre en vous enlevant une vie. La racine carrée de 4 est-elle 3 ? Non, et le professeur de maths vous le signifie en vous retirant un point.

Mais ce constat ne s’applique pas qu’au système scolaire. Quand vous vous initiez à la conduite, essayez de ne pas respecter les règles du jeu (elles sont rassemblées dans un bouquin nommé « code de la route »)… Vous risquez de voir l’écran de « game over » assez rapidement.
 
La seule chose qui sépare souvent, dans leur structure, les jeux des autres formes d’apprentissage, c’est l’amusement. Et justement, d’après le game designer Raph Koster, « c’est le fait de résoudre des problèmes qui rend les jeux fun. » Autrement dit, jouer, c’est apprendre en s’amusant tellement qu’on oublie qu’on est en train d’apprendre.
 
 
PS : d’autre part, pour illustrer cette question, ce jeu (lien) me semble être assez intéressant.

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