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Associations : quand une banque alimentaire passe à la gestion numérisée de ses stocks

7 décembre 2015

Plus rapide, plus facile et plus performante : la gestion des stocks alimentaires de l’association caritative Second Harvest aux Etats-Unis a gagné en maturité en passant au numérique. L’organisation, désormais digne des géants de la distribution, limite les pertes et facilite l’approvisionnement auprès du plus grand nombre. Une évolution bienvenue, d’autant plus à l’approche des fêtes. Explications avec le Wall Street Journal.

Des soupes en boite, des céréales, des fruits et des légumes par cageots…  Chaque année, de novembre à décembre, les dons de nourriture affluent massivement à la banque alimentaire Second Harvest du Tennesse. Un élan de générosité tout particulièrement concentré sur quelques semaines, qui a un impact concret sur le fonctionnement de l’association, assuré par des volontaires : il est impossible de prévoir combien de dons seront reçus chaque jour.

Alors comment gérer du mieux possible cet afflux sans pertes ? Comment stocker ces milliers de produits ? Et comment passer du stockage à une livraison optimale ?

Depuis peu, l’association a fait le choix de se doter d’un logiciel de gestion de stock tel que ceux utilisés par les enseignes de la grande distribution. Ce recours au numérique s’avère crucial pour l’association qui s’évertue à lutter contre le gaspillage alimentaire :

« La dernière chose que vous souhaitez avec ces fabuleux dons, c’est de ne pas réussir les distribuer à temps », explique Katy Fulton directrice exécutif de l’American Logistics Aid Network.

Selon Ian Hobkirk, consultant spécialisé dans la gestion des entrepôts, de nombreuses banques alimentaires comme Second Harvest font de plus en plus appel à la technologie, avec par exemple le dépôt guidé par la voix : l’employé se laisse guider par une voix électronique qui lui indique ou déposer ou retirer un colis.

Au total, Second Harvest prévoit une économie d’environ 500 000 dollars en frais de transports. De même, une gestion automatisée des dates de péremption lui a d’ores et déjà permis de limiter ses pertes de nourritures de 50%.

Et pour Katy Fulton, cette évolution a un autre avantage, moins visible : elle permet aux bénévoles de se former aux métiers de la logistique, avec la désormais indispensable prise en compte des outils numériques.

Plus d’informations avec l’article du Wall Street Journal.

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