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Surveillance : au travail, une procédure simplifiée pour enregistrer les appels téléphoniques

7 janvier 2015

Par le biais d’une délibération publiée au Journal Officiel, la CNIL a édicté une norme simplifiée qui confère aux entreprises et administrations davantage de marge de manœuvre pour enregistrer les conversations téléphoniques des employés sur leur lieu de travail. Explications avec Numerama.

La norme en question, associée à la délibération n°2014 du 27 novembre 2014 publiée au Journal Officiel, simplifie l’enregistrement des appels passés au sein de l’entreprise ou administration, avec plusieurs réserves.

Les écoutes menées sur le personnel se doivent d’être « ponctuelles » et non systématiques ; une sollicitation complémentaire est requise pour un éventuel enregistrement vidéo, non prévu par la norme simplifiée ; les informations récoltées suite à l’enregistrement téléphonique ne peuvent être recoupées avec des données issues d’une capture d’écran du poste informatique de l’employé, et ne pourront être stockées plus de six mois.

Enfin, les informations obtenues par enregistrement, qui n’auraient pas pour objectif premier d’exercer une surveillance sur les faits et gestes des employés, se doivent d’être utiles à leur formation, à leur évaluation et à l’amélioration de la qualité du service. Malgré la restriction des informations étudiées aux données identifiant l’employé et l’évaluateur et aux caractéristiques techniques de l’appel – date, heure, ou durée -, un important travail en amont semble nécessaire de la part des employeurs pour définir des finalités claires et ne pas empiéter sur la vie privée de leurs salariés.

Plus d’informations avec l’article de Numerama

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