Au Vietnam, critiquer le gouvernement sur Facebook est passible d’amende share
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Au Vietnam, critiquer le gouvernement sur Facebook est passible d'amende

29 novembre 2013

Suite de notre tour du monde des Etats brimant la liberté d’expression sur Internet. Après la Chine, la Corée du Nord, l’Iran, zoom sur le Vietnam qui a décidé de punir d’une amende de 5000 dollars les internautes critiquant le régime sur les réseaux sociaux. Explications avec The Verge.

Le Parti Communiste vietnamien, qui avait montré des signes d’ouverture en janvier dernier vient de réaffirmer son autorité en confirmant dans la Constitution son statut de parti unique au pouvoir. Parallèlement, un « tour de vis » supplémentaire est apporté à la liberté d’expression en ligne : une loi signée cette semaine par le premier ministre Nguyen Tang Dung cible explicitement les usagers des réseaux sociaux, qui risquent désormais de devoir payer 100 millions de dongs (4740 dollars) s’ils publient de la « propagande contre l’Etat » ou des « théories réactionnaires » sur leurs profils – sans plus de précision sur le type d’informations qui constituerait un tel délit.

L’Etat, qui se trouve parmi les derniers sur la liste de Reporters sans Frontières en matière de liberté de la presse, a déjà emprisonné des dizaines de blogueurs cette année, et a intensifié ses efforts ces derniers mois, rapporte The Verge. Depuis septembre, les vietnamiens ont d’ailleurs l’interdiction de relayer des articles de presse sur Facebook et Twitter, l’usage des réseaux sociaux devant se limiter à « fournir et échanger des informations personnelles ». 

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