Bénéfices, enjeux et limites de la « classe inversée » share
back to to

Bénéfices, enjeux et limites de la « classe inversée »

8 novembre 2013

Nous vous en parlions lors du BETT 2013, la « classe inversée » – ou flipped classroom en anglais – est un nouveau modèle d’organisation scolaire qui tend à se populariser depuis quelques années. Le principe : les élèves regardent chez eux des vidéos de leurs cours enseignés par le professeur et consacrent leur temps en classe aux exercices et aux travaux de groupe encadrés par l’enseignant. 

Ce mode d’enseignement apparaît comme une nouveauté aujourd’hui, pourtant il été testé et théorisé très tôt comme nous le raconte Tina Rosenberg dans un article publié sur le blog Opinionator du New York Times

Si la classe inversée a connu ses premiers succès dès 1920, c’est en 1968 que Benjamin Bloom a posé les bases de cette théorie dans son article « Apprendre pour l’apprentissage » – ou « Learning for Mastery » en anglais. Plus récemment, ce sont Jon Bergmann et Aaron Sams qui ont réintroduit le concept dans leurs propres classes avant de le démocratiser.

Le rôle de l’enseignant change assez radicalement : il accompagne les élèves de manière plus personnalisée et devient un « pilote » dans une classe autonome. Il intervient donc pour donner des explications et s’adapter à chaque élève. 

Stimuler l’engagement des élèves

Si la classe inversée bouleverse les fondamentaux du système scolaire, les enseignants qui ont décidé d’adopter le modèle sont unanimes : les élèves sont beaucoup plus engagés dans les cours et leur apprentissage d’une manière plus générale. Pour Spencer Bean, vainqueur d’un « prix de l’enseignement » de l’administration américaine :

« Auparavant, on voyait pas mal d’élèves qui faisaient le strict minimum en matière de travail. Ils s’en sortaient avec la moyenne, mais maintenant ils savent qu’il faut aller au-delà pour pouvoir avancer dans la classe et ce sont des élèves que je vois rester après les cours volontairement pour travailler davantage. »

Toutefois, ce type d’organisation nécessite de disposer des outils et des supports d’enseignement adaptés. Outre les vidéos des enseignants que les élèves doivent regarder chez eux – à supposer qu’ils aient tous accès à un ordinateur – la forme des exercices en classe change également : les élèves peuvent donc être amenés à choisir entre des exercices traditionnels, l’apprentissage sur des jeux vidéo ou encore des travaux de groupe.

Pour en savoir plus, retrouvez tout l’article de Tina Rosenberg sur le New-York Times ici.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email