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« Si l'éducation doit avoir un avenir meilleur, il sera dû à la diversification des situations d'apprentissage offertes »

17 janvier 2013

Edison, en 1913, affirmait déjà cela à propos du cinéma… après lui, on l’a dit de la télévision… Puis du e-learning.

Pourtant, on n’a aucune preuve que les modes d’enseignement influent sur les résultats d’apprentissage : on retrouve très régulièrement, depuis 1928, le « no significant difference phenomenon » dans les études comparatives !

A la fin du 20e siècle, l’e-learning devait remplacer toute autre forme d’éducation et de formation. Mais, devant les échecs massifs de sa mise en œuvre dans les entreprises, on a reconnu en 2001 que l’on s’était trompé et que la seule chose qui semblait marcher vraiment, c’était le blended learning.

Douze ans après, les technologies numériques sont utilisées partout dans le monde et elles ont produit de nouvelles façons de jouer, de travailler, d’échanger, d’accéder à l’information, de se cultiver… qui complètent celles d’avant, sans toujours les remplacer. Il en va de même pour l’éducation.

Si les technologies numériques ont parfois un effet positif sur les résultats d’apprentissage, il n’est pas dû aux technologies elles-mêmes, mais à l’enrichissement des modalités d’apprentissage, à l’individualisation des rythmes et des parcours, aux échanges entre pairs qu’elles permettent, comme le révèle la méta-analyse publiée en 2009 par l’US Department of Education.

Donc, si l’éducation doit avoir un avenir meilleur, il sera dû à la diversification des situations d’apprentissage offertes, à laquelle contribueront les nouvelles formes d’e-learning.

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