Big data : ces internautes qui rusent pour échapper aux algorithmes share
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Big data : ces internautes qui rusent pour échapper aux algorithmes

16 avril 2014

« Pour éviter d’être traqués par les algorithmes, nous commençons à penser comme eux » : c’est ce que nous explique un article de The Atlantic qui s’est penché sur nos pratiques sur les réseaux sociaux : certains usagers chercheraient de plus à plus à tromper la machine pour éviter que leurs données ne lui soient lisibles. 

Pour mieux personnaliser les publicités en ligne, les fournisseurs de services en ligne collectent nos données : humeurs sur les réseaux sociaux, photos… tout y passe. Des techniques seraient pourtant déjà en vogue chez certains utilisateurs avertis, pour éviter que leurs conversations soient transformées en données exploitables : la preuve en trois exemples avec Twitter.

Le « sous-tweet » : cette méthode revient à mentionner quelqu’un dans son tweet sans utiliser les codes de référencement de Twitter. « @alexismadrigal est un crétin » est compréhensible pour la machine grâce à l’arobase, mais « Alexis Madrigal est un crétin » est un sous-tweet, explique ainsi The Atlantic.

La capture d’écran : cette tactique permet à l’humain de lire le contenu d’un message – à la différence des logiciels comme Twitter ou Facebook, dont les algorithmes ne déchiffrent pas les images.

Le « lien de la haine » consiste à renvoyer vers le tweet d’un autre utilisateur sans mentionner celui-ci… ce qui écarte l’auteur du tweet original de la conversation. 

C’est à partir d’une étude de la sociologue Zeynep Tufekci portant sur les pratiques des dissidents Turcs sur les réseaux sociaux que The Atlantic a repéré ces stratégies d’évitement. En-dehors de Twitter, d’autres techniques existent aujourd’hui pour échapper à la logique des algorithmes, à l’instar des applications sociales autorisant les conversations éphémères. De façon plus anecdotique, le sujet intéresse aussi les artistes du net, à l’image de l’artiste Simone C. Niquille qui propose de perturber l’outil de reconnaissance faciale de Facebook grâce un T-Shirt plutôt original
 
Pour en savoir plus, c’est ici avec The Atlantic. 

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