Utiliser le big data pour prévenir la criminalité peut s’avérer contre-productif share
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Utiliser le big data pour prévenir la criminalité peut s’avérer contre-productif

5 février 2016

Aux Etats-Unis, plusieurs départements de police utilisent des algorithmes pour prévenir la criminalité. Le problème selon The Guardian ? Sont considérés comme suspects des gens qui n’ont… rien fait de répréhensible. 

« Beware » : c’est le nom du logiciel utilisé par plusieurs départements de police aux Etats-Unis, dont celle de Fresno, en Californie, ou encore de Chicago, qui croise des milliards de données telles que des procès-verbaux, des registres de propriété, des recherches internet ou même des posts sur les réseaux sociaux.

Croisées, ces données permettent de déterminer un code couleur individuel de menace allant du vert au rouge en passant par le jaune.

Mais comment utiliser ces données lorsque les individus n’ont encore rien fait ? A cet égard, l’exemple du département de police de Chicago est particulièrement éclairant : en février 2014, plusieurs membres des forces de l’ordre se sont rendus au domicile de personnes présentées comme potentiellement suspectes, mais qui n’avaient réellement commis aucun acte répréhensible. Les officiers leur ont donc fait savoir qu’ils continueraient à les surveiller…

Une procédure qui, en enfermant le public dans une posture de suspect potentiel et en accroissant la défiance des populations à leur égard, peut s’avérer totalement contre-productive, conclut le Guardian.

Une analyse à retrouver ici.

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