Big Data & Sentiments : quand une statisticienne quantifie sa propre relation amoureuse share
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Big Data & Sentiments : quand une statisticienne quantifie sa propre relation amoureuse

1 avril 2015

Habituée à étudier la façon dont l’amour peut naître sur Internet, la statisticienne Emma Pierson s’est livrée à l’analyse big data de sa propre relation. Selon ses conclusions publiées sur The Atlantic, mieux vaut aimer sans compter.

Comment se livrer à l’étude quantitative d’un sentiment aussi qualitatif que l’amour ? Avec un peu plus de 5 500 mails échangés en quatre ans, ce n’est pas la matière qui manquait pour Emma Pierson, doctorante à Stanford en sciences informatiques. Obtenir l’autorisation de son petit-ami s’est en revanche avéré plus délicat : qu’adviendrait-il si les données révélaient des tendances statistiques non désirées ? Des chiffres pourraient-ils causer une rupture ?

Autant d’inquiétudes balayées par la scientifique… jusqu’à ce qu’elle découvre qu’elle envoyait beaucoup plus de mails qu’elle n’en recevait :

« J’ai fermé mon programme d’analyse, me suis fait une tasse de thé et j’ai appelé mon petit-ami pour lui demander pourquoi, à en croire les chiffres, il me manquait plus que je ne lui manquais. »

Et les chiffres dressaient encore bien d’autres constats. Avec le temps disparaissaient les belles promesses, rendues visibles par la récurrence du verbe « promettre » et de ses variantes. Et que dire de la propension de l’un à dire plus souvent « je ne suis pas sûr » plutôt que « je suis désolé » ?  Des 95% d’insultes exclusivement proférées par l’autre – elle, en l’occurrence ? Ou même du ton statistiquement plus distant d’un mail après chaque rendez-vous professionnel avec un collègue sexy ?

Face à l’avalanche de conclusions potentiellement nuisibles à sa relation, Emma Pierson a finalement décidé de remettre son projet d’application de « quantification de relation » à plus tard. Pour la scientifique, rien ne sert de savoir qu’un partenaire vous aime 20% de plus qu’avant. Les algorithmes ne peuvent pas (encore) tout comprendre de l’amour et de ses preuves non quantifiables. 

Pour en savoir plus sur l’expérience d’Emma Pierson, c’est ici.

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