Big data, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités share
back to to

Big data, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

13 septembre 2013

Pour rédiger cet article, j’ai décidé de le crowdsourcer auprès de l’équipe faberNovel. Une démarche évidente tant la question du “Big data” revient régulièrement lorsque nous conseillons nos clients. 

Alors que faire avec les big data ? Beaucoup de choses. Des prédictions, à travers l’analyse des données, qui permet par exemple d’anticiper les comportements des consommateurs. De la publicité, à travers le RTB qui permet d’afficher la publicité en temps réel en fonction du profil de l’internaute. Ou des services destinés à faciliter le quotidien grâce à des puissances de calcul et de traitement des données inédites.

Finalement, ce qui ressort des utilisations effectives ou prévues de grandes quantités de données, c’est une rationalisation du monde, ou tout du moins de certains processus. Une mathématisation d’activités jusqu’ici relevant du domaine de l’artisanat ou de l’art. C’est une excellente nouvelle pour de nombreux business, qui ont désormais accès à des outils performants pour entretenir la relation avec les consommateurs. C’est une excellente nouvelle pour les consommateurs qui voient se multiplier les services puissants. C’est une excellente nouvelle pour les collectivités qui sont aujourd’hui en mesure de surveiller, maitriser et adapter leurs réseaux grâce à des compteurs et capteurs intelligents. Mais c’est également un risque et une peur à travers les dérives telles que le programme de surveillance PRISM, dont l’étalage récent à réveillé l’opinion publique.

Le jeu vidéo développé par Ubisoft, “Watchdog” et surtout “WeAreData”, l’extraordinaire campagne de communication qui l’accompagne sont à ce titre révélateurs de l’ambiguité du “Big data”. D’un côté outil formidable de gestions des ressources, des transports, de l’energie dans la “smart city”, de l’autre outil de contrôle et de surveillance dans une vision orwellienne du monde.

En conclusion, le “big data” est une nouvelle matière première de plus en plus abondante et facile à collecter. A l’image du pétrole il y a un siècle ou du charbon il y a 3 siècles, elle peut être à l’origine des avancées les plus rapides comme des dérives les plus terrifiantes. La question essentielle, au dela du “que faire ?” est celle du “comment faire ?” pour orienter positivement ce nouvel eldorado. Un début de réponse emprunté à Viktor Mayer-Schönberger et Kenneth Cukier : “dans un monde de grands volumes de données, ce sont nos traits les plus humains (les moins rationnels) qui doivent être encouragés : notre créativité, l’intuition, l’ambition et notre ingéniosité.”

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email