Bitcoin : quelle place dans la finance ?

7 août 2014

Et si le Bitcoin faisait partie intégrante de la stratégie économique du Royaume-Uni ? C’est en tout cas la piste évoquée par George Osborne, le ministre des Finances britannique, pour que Londres demeure l’une des places financières les plus attractives de la planète. Une information que nous rapporte The Guardian,

Innover dans la finance

Assistant au lancement officiel d’Innovate Finance, un groupement d’acteurs économiques qui promeut l’innovation dans les technologies de la finance (la FinTech), George Osborne a annoncé que son administration publierait cet automne une étude sur les bénéfices mais aussi les menaces existantes liées aux monnaies numériques non régulées, dont le Bitcoin fait partie.

Maintenir – et accentuer – l’attractivité mondiale de la place financière londonienne est un objectif clef dans la stratégie économique du gouvernement de sa majesté. Et Claire Cockerton, Directrice générale d’Innovate Finance, de voir « un potentiel énorme d’innovation et de croissance dans le secteur des services financiers », secteur nécessitant selon elle « des transformations radicales ».

Un intérêt croissant de la part des Etats

Cet intérêt pour le Bitcoin est une preuve supplémentaire de l’attention croissante que portent les Etats aux monnaies virtuelles cryptées. L’article du Guardian souligne également la volonté de l’Etat de New York d’encadrer l’utilisation du Bitcoin en matière de transparence et de sécurité, mais aussi à travers l’établissement d’une licence pour les acteurs qui souhaitent se lancer dans une activité utilisant des monnaies virtuelles.

La France n’est pas en reste, puisqu’après un rapport de la section TracFin du ministère des Finances, qui insiste lui aussi sur un encadrement tourné vers plus de transparence et de sécurisation, ce sont deux sénateurs de la commission des finances de la Haute Assemblée qui ont livré leur rapport sur le développement des monnaies virtuelles, en appelant à une régulation équilibrée des pouvoirs publics « afin d’empêcher les dérives sans compromettre la capacité d’innovation ».

Toutes ces initiatives émanant des autorités publiques ont en commun de se pencher sur le potentiel que peuvent apporter les différentes monnaies virtuelles à l’économie, mais aussi d’évaluer les risques qui y sont liés, et d’y remédier si nécessaire par une régulation proportionnée. S’il est évidemment impossible de prédire l’avenir de ces monnaies, l’intérêt que les pouvoirs publics leur porte constitue en soi une belle preuve de reconnaissance et de légitimation dans le paysage économique.

Pour plus d’informations, c’est par ici.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email