Bluffer nos algorithmes : nouvelle gymnastique journalistique ! share
back to to

Bluffer nos algorithmes : nouvelle gymnastique journalistique !

7 octobre 2013

Des journalistes pour vérifier nos algorithmes ? Les algorithmes : ont pris une place importante dans notre monde et nos vies. Mais, cachés derrière leur complexité, ils restent opaques pour le citoyen lambda. Une piste est ainsi rapportée par The Atlantic : faire la transparence sur ces opérations complexes. 

On connaissait les algorithmes capables d’analyser les commentaires des sites e-commerces pour en faire des filtrages, comme l’exemple du site YELP. Ils nous rassurent. Ainsi, un récent sondage affirme que 76% des consommateurs vérifiaient les commentaires avant d’effectuer un achat. Ils se basent sur des plateformes ayant mis en place un algorithme traitant la véracité des propos tenus. 

Mais, sommes-nous certains de ces algorithmes ? Ne nous trompent-ils pas ?  Après tout, ils restent pour nous de véritables « boîtes noires ». 

C’est le problème que soulève une équipe de journalistes du site The Wall Street Journal (WSJ) après avoir exploré certains de nos algorithmes. Et, ils les ont testés. Pour ce faire, ils multiplient au maximum les requêtes potentielles des utilisateurs d’une plateforme afin d’analyser les réponses sorties et les comparer entre elles. 

> … Et, les intentions derrières.

Leur enquête dévoile les motivations et intentions derrières les algorithmes. Par exemple, ils ont décelé de potentiels discriminations et phénomènes de personnalisation sur certains sites d’e-commerce. La prise en compte de critères, tel que la géolocalisation de la personne visitant le site, peut avoir un impact sur le prix donné en temps réel sur des sites comme Staples.com. Une information inconnue pour le visiteur.  

> Qu’en retirer ?

Selon Nicholas Diakopoulos, auteur de l’article de The Atlantic, c’est la naissance d’un journalisme de transparence sur les algorithmes. L’objectif : mener à une responsabilité sur nos codes et leurs influences dans notre quotidien.

Cependant, les leçons à retirer de leurs études sont encore variables. Ainsi, d’après Jeremy Singer-Vine, reporter et programmeur pour WSJ :

« Il n’y aurait pas de convention ou d’approche évidente pour le faire. C’est beaucoup de tests, d’essais et d’erreurs, et c’est difficile d’en ressortir un enseignement unique ».

Après l’amplification et l’automatisation du factchecking, et le journalisme de données, une troisième tendances du journalisme en ligne se dessine : le « reporting reponsable de nos algorithmes ». Un débat à suivre sur l’avenir de la presse numérique.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email