Ce que l’analyse des réseaux sociaux nous apprend des gangs criminels share
back to to

Ce que l'analyse des réseaux sociaux nous apprend des gangs criminels

28 avril 2014

Et si l’analyse des réseaux sociaux pouvait aider la police à mieux comprendre l‘organisation des réseaux criminels ? Des chercheurs de l’université de l’Indiana se sont penchés sur le cas et ont développé la plateforme LogAnalysis pour observer la vie des gangs à la lumière des réseaux sociaux. Résultat ? Leur technique permet de relever en détail la généalogie des réseaux derrières les organisations criminelles : c’est ce que détaille leur étude, relayée par le MIT Technology review

En mettant en évidence les noeuds et les liens qui nous unissent, les études sur les réseaux sociaux permettent d’observer les pratiques sociales et la formation de nos relations. C’est notamment grâce à la théorie des graphes que Facebook peut observer, voire prédire, l’avenir de nos relations amoureuses. Pour le chercheur Emilio Ferrara, co-auteur de l’étude, il était donc logique d’appliquer cette théorie à l’analyse des réseaux derrières les organisations criminelles pour étudier leurs « généalogies ». Un réseau de criminels peut en effet se dessiner comme un enchevêtrement de liens et de contacts, à la fois business et amicaux.

En regroupant sur une même plateforme, LogAnalysis, toutes les informations collectées sur les téléphones mobiles des membres d’un gang par la police, les chercheurs ont ainsi pu représenter leurs réseaux en détail et remonter une à une les hiérarchies.

Les données sont importées automatiquement, puis classées, catégorisées, cartographiées. La police peut ainsi s’emparer du logiciel pour étudier les conversations entre les membres d’un gang. Elle peut découvrir les liens forts et faibles entre les membres via le traitement et l’analyse de l’occurrence des appels. La répartition des appels est en effet le reflet de l’organisation d’un groupe criminel, explique Ferrara : on y retrouve, par exemple, la pratique de distribuer des messages à des sous-groupes pour limiter les contacts avec les chefs.

Cette application a le mérite de montrer que la théorie des réseaux sociaux ne se cantonne pas au virtuel de nos relations. Dans ce cas, elle pourrait même se révéler être un véritable outil de gestion des risques

Pour en savoir plus, c’est ici.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email