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Ce que l'on apprend après avoir analysé 3200 selfies

19 février 2014

Les selfies sont-ils tous pris par des jeunes ? Les hommes se livrent-ils autant à cette pratique que les femmes ? Existe-t-il des différences entre selfies newyorkais et selfies moscovites ? Autant de questions essentielles auxquelles l’étude Selfiecity apporte des réponses parfois surprenantes.

Menée conjointement par des théoriciens des médias, des historiens de l’art, des data-scientists, des visual designers et des programmeurs travaillant entre l’Allemagne et les Etats-Unis, l’étude Selfiecity représente un vaste travail : 120 000 photos sélectionnées, 3200 retenues pour 5 villes analysées. Et entre New York, Moscou, Berlin, Bangkok et Sao Paulo, les pratiques sont bien différenciées.

Il y a quasiment autant d’hommes que de femmes qui se prennent en photo à Bangkok. Ils sont, dans les autres villes, en minorité. Moscou est la ville où l’on sourit le moins sur ses selfies (47% d’expressions malheureuses), Sao Paulo celle où l’on penche le plus la tête (précisément 16,9° d’inclinaison en moyenne). Et c’est à New York que la moyenne d’âge des pratiquants du selfie est la plus élevée (25,3 ans).  

Outre ces informations pour le moins insolites, un outil de recherche permet de sélectionner les selfies analysés selon des critères précis comme le port de lunettes, l’orientation du regard… D’où il ressort que rares sont les personnes qui portent des lunettes ET inclinent leur corps à 89°, et que cette femme fait partie des personnes les plus énervées à regarder vers le centre d’une image. 

Si l’objet de l’étude prête à sourire, il retrouve une forme de sérieux avec les analyses non plus quantitatives mais interprétatives accessibles ici.

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