Chatter sans réseau téléphonique ni Internet: la ruse des manifestants de Hong Kong share
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Chatter sans réseau téléphonique ni Internet: la ruse des manifestants de Hong Kong

7 octobre 2014

Alors que le gouvernement de Hong Kong contrôle les moyens de communication pour entraver les manifestations pro-démocratie de ses ressortissants, ces derniers ont recours à un efficace outil de substitution. L’application de messagerie FireChat, qui se base sur l’exploitation de réseaux dits « mesh » ou décentralisés, ne requiert ni connexion Wi-Fi ni réseau téléphonique pour fonctionner. Doit-on y voir l’avenir de la communication mobile ? Une information que nous rapporte un article de NPR

FireChat, lancée par l’entreprise OpenGarden, répond à un objectif simple : permettre à ses utilisateurs de communiquer en toute situation, notamment lorsqu’aucun autre réseau n’est disponible. Une situation fréquente en cas de grands rassemblements, pendant laquelle les communications simultanées de plusieurs milliers de personnes amènent à une saturation du réseau. En utilisant l’émetteur Bluetooth des smartphones, l’application établit des communications directes entre ces derniers, créant en cela une forme de réseau Internet temporaire.

Cette catégorie de réseaux alternatifs, désignée sous le nom de réseaux « mesh », dispose de l’indéniable avantage de ne pouvoir être contrôlée par les autorités. Une raison qui a notamment séduit des dizaines de milliers de personnes en Irak, alors que le gouvernement limite la connexion Internet pour entraver la communication entre membres de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL), mais aussi, plus récemment, à Taiwan. Au printemps, FireChat a ainsi été téléchargée plusieurs milliers de fois par les étudiants taiwanais, par le biais desquels les hong kongais auraient très probablement eu vent des mérites de l’application.

Sur l’île de Hong Kong, et en trois jours seulement, cette dernière a ainsi été téléchargée par près de 100 000 détenteurs de smartphones, selon The Wall Street Journal. Elle a été plébiscitée par les leaders étudiants, craignant que le gouvernement ne mette un terme aux communications. Pour y parvenir, les autorités devraient, en l’état actuel des choses, détruire tous les points d’accès au réseau « mesh », ce qui semble difficilement atteignable. 

En se réinventant routeurs, les smartphones offrent ainsi de nouvelles possibilités de communication. Vers de nouvelles formes de messageries alternatives ?

Plus d’informations dans l’article de NPR

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