Chercheur et blogueur, c'est possible ?

12 avril 2013

Karim Hammou et Antonio Casilli étaient les invités début mars d’un séminaire organisé par « Les aspects concrets de la thèse ». Le podcast est en ligne, l’occasion pour le site de revenir sur l’émission et sur ce que la séance a proposé de réflexion sur le rôle tant positif que négatif des médias sociaux.

Tout bon chercheur sachant chercher, l’auteur, Fabien Provost, avance d’abord une définition des médias sociaux :

« au sens large, peuvent inclure ces outils intégrés depuis longtemps dans le quotidien des chercheurs et qui ont déjà significativement changé leurs habitudes professionnelles. Les courriers électroniques (notamment à travers les listes de diffusion), les moteurs de recherche spécialisés sur Internet et les revues en ligne ont depuis plusieurs années déjà changé les manières de réaliser des recherches documentaires, de faire un travail de « veille » sur un champ d’activités particulier, de partager des données et des résultats ou encore de travailler en équipe. »

Dans leur vie numérique, les chercheurs font aussi face aux mêmes phénomènes que les autres catégories socio-professionnelles au moment de l’embauche, à commencer par les recherches sur un candidat qui postulerait ou un jury qui se renseigne sur le passé d’un chercheur.

Une solution ? « Le chercheur doit contribuer à la modeler [son image, NDLR] ». Notamment en bloguant.

Mais il est un autre changement notable pour les scientifiques :

« Le blogging scientifique ne restreint pas son auteur à une simple présentation de lui-même ou de son travail, il constitue un espace dont le contenu est multiple, qui rend possible des interactions avec les internautes et qui permet au chercheur de mettre en valeur son travail en donnant au public l’accès aux « coulisses de la recherche ». »

Finalement, l’utilisation de ces outils s’est-elle démocratisée, notamment pour les blogs scientifiques ? Pas vraiment répondent-ils et la pratique « reste donc une pratique minoritaire, de surcroît chez les doctorants ». L’un des freins n’est autre que la peur du plagiat. Pour autant, les chercheurs devraient profiter de la pratique pour permettre un accès plus grand encore à leur recherche et donc à démocratiser leur savoir, jusque là réservé à leur communauté ou laboratoire de recherche.

Entre raisons d’espérer et réticence, l’article – et le podcast – est à lire ici en intégralité.

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