Associations : comment le numérique change l’action

21 octobre 2015

Comment le travail de terrain des associations est-il modifié par le numérique ? Quels outils peuvent-elles développer pour servir leur cause ? En prévision du débat Les nouveaux modèles associatifs à l’ère du digital, organisé à l’occasion de la Social Good Week, RSLN vous propose de découvrir trois associations qui ont placé le numérique au cœur de leurs actions.

 

Singa : organiser en ligne l’aide aux réfugiés

De 19,4 millions en 2005 à 52,9 millions début 2015. L’augmentation progressive du nombre de réfugiés à travers le monde a connu « une accélération fulgurante depuis 2005 », note Le Monde. Singa s’est fixée pour objectif d’accompagner ces réfugiés dans leur intégration socio-économique au sein de leur pays d’accueil. 

Démarches administratives, recherche de logement, de travail ou accompagnement solidaire : une communauté d’entraide en ligne connecte les demandeurs d’aide à des volontaires d’horizons divers, du professeur de français au danseur en passant par l’expert des réseaux sociaux.

Différents programmes de rencontres sont pensés pour bouleverser la pratique associative. C’est même sous la forme d’un hackathon que de nombreux bénévoles se sont rencontrés afin de développer les applications solidaires pour les réfugiés.

 

CartONG : fournir des services de cartographie aux organisations humanitaires et de développement

Jamais auparavant, il n’avait été possible de réunir aussi vite autant d’informations sur une zone donnée. Applications mobiles, GPS, images satellites et pratique du crowdsourcing sont au cœur du modèle de collecte de données de CartONG, plateforme associative qui se charge de réunir les informations vitales aux besoins des personnes.

De la localisation de personnes coincées sous des bâtiments après un tremblement de terre au suivi des cas de choléra dans des bidonvilles urbains, l’information géographique mise à jour sur CartONG s’adresse aussi bien aux organisations d’aide humanitaire d’urgence qu’aux gouvernements locaux.

Le numérique permet ainsi tant de sauver des vies dans le cas de catastrophes, par essence imprévisibles, que d’améliorer la vie de tous les jours des communautés sur le long terme

 

Ordislexie : renouveler les dispositifs pour améliorer le quotidien des enfants Dys

La dyslexie concerne 200 000 enfants dans le système scolaire français. C’est pour aider l’enfant dyslexique dans son apprentissage à l’école que Denis Masson a créé l’Ordyslexie : un ordinateur hybride – PC et tablette – spécialement adapté à l’enseignement grâce à un logiciel dédié.

Ce dernier comprend une reconnaissance de caractères qui permet à l’enfant d’écrire avec le stylet et des correcteurs multi-langues, et s’adapte aux différentes matières (SVT, géométrie…). Véritable cartable numérique, la solution entend redonner confiance à l’enfant par le soutien de l’outil numérique.

Et Ordislexie fédère aussi une communauté : divers programmes destinés aux enfants dyslexiques ou conseils pour les parents sont partagés en ligne

Selon une récente étude Ipsos, 64% des Français considèrent qu’il est important pour les associations d’être présentes sur les réseaux sociaux. Ce chiffre atteint même 78% pour les moins de 35 ans. Un constat qui confirme l’importance, sans cesse accrue, qu’occupe plus généralement le numérique dans les modèles associatifs. 

 

> Le 3 novembre, à l’occasion de la journée de lancement de la Social Good Week, une débat questionnera l’impact du numérique sur les modèles associatifs. Singa, Ordislexie et CartONG seront présents, aux côtés de Change.org, Simplon, ADB Solidatech ou encore Unis-Cité. Pour échanger avec eux sur cette évolution, rendez-vous ici (inscription obligatoire).

 

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