Ces contenus que les internautes sont prêts à payer

4 janvier 2011
(visuel : Carroms, par oschene, licence CC)
 
Et vous, avez-vous déjà payé pour acheter des 0 et des 1 en ligne ? Films, albums, voire articles de presse, et autres contenus « immatériels » : une étude diffusée jeudi 30 décembre par l’équipe du centre de recherches « Pew Internet & American Life Project », l’un des labos du think-tank américain Pew Research Center, affirme que 65% des internautes américains ont un jour payé pour accéder à ces contenus en ligne (PDF intégral, méthodo incluse).
Plus précisément encore, les contenus concernés sont les suivants : 33% des internautes américains ont, un jour, acheté de la musique ou des logiciels, 22% pour des applications (type application mobile), 19% pour des jeux, 18 % pour des infos, et 16% pour des films.
Cette mesure est très proche des achats de biens matériels en ligne, note le centre de recherche, qui avait établit, en mai 2010, que 66% des internautes avaient déjà utilisé internet pour acheter des biens matériels.
 
Ces achats se font toutefois à petite dose : l’achat reste unique dans 25% des cas, et ne dépasse les trois occurrences que dans 39% des cas. Et le montant affecté à de tels achats reste inférieur à 10 dollars pour 43% des internautes.
 
LES JEUNES EN TETE !
 
La lecture détaillée de cette enquête omnibus permet également quelques enseignements (rapides) sur la sociologie des internautes prêts à acheter des contenus :
  • Contrairement à une idée largement répandue, les jeunes (18-29 ans dans cette étude), se révèlent parmi les plus gros consommateurs de contenus : ils sont parmi les plus gros acheteurs de musique (43% ont déjà acheté de la musique en ligne, contre une moyenne de 33%), de jeux (26% contre une moyenne de 19%), de l’info (18%, égale à la moyenne), des films (21% contre une moyenne de 16%), ou de contenus premiums (basé sur le modèle freemium).
  • De manière plus « classique », l’étude relève aussi que les plus riches et les plus diplômés sont également ceux qui sont le plus susceptible d’acheter des contenus en ligne. 
PAS ENVIE DE PAYER, MAIS QUAND LA VALEUR EST ELEVEE …
 
Cette étude complète utilement les résultats d’un sondage de l’institut GfK, que nous avions diffusé en exclusivité il y a bientôt un an, et qui portait sur les intentions des Français en ligne à l’égard des contenus payants vs gratuits : ses résultats étaient largement moins optimistes.
 
Ces deux travaux croisés peuvent même être vus comme une incitation supplémentaire pour tous les producteurs de contenus : même si l’envie des internautes n’est pas de bourse délier pour accéder à des contenus en ligne, la valeur ajoutée intrinsèque de certains contenus peut néanmoins les y inciter.

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