Comment le cinéma représente les geeks à l'écran

12 octobre 2010

(illustration : montage réalisé à partir de captures d’écran de la bande-annonce de The Social Network et des films The Matrix, Tron et WarGames)

Un génie et un esthète du « beau code », d’accord. Mais avant tout un jeune mal dans sa peau, asocial, assoiffé de pouvoir, et pas franchement fidèle en amitié : voilà pour le portrait de Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, que propose The Social Network, film au succès annoncé, qui sort ce mercredi 13 octobre, et promet d’interminables débats sur la figure du « geek ».

Petite bande-annonce pour se remettre dans l’ambiance :

 Ce n’est pas la première fois que le cinéma porte à l’écran des passionnés du code, et autres bidouilleurs de génie. Mais la figure dessinée n’a pas toujours été la même : de Tron à Matrix, les codeurs ont tour à tour été justiciers, messies, dépressifs… Voire ont tout simplement manqué de provoquer la 3e guerre mondiale.

> Le geek justicier

Qui ?  Kevin Flynn dans Tron (réalisé par Steven Lisberger, avec Jeff Bridges, Bruce Boxleitner et David Warner, 1982)

Mais encore ? Kevin Flynn, génie de la programmation, voit ses rêves de fonder sa propre société de jeux vidéo s’effondrer quand Ed Dillinger lui vole ses projets. Dans sa quête des preuves du vol, il se retrouve transformé en programme et enfermé à l’intérieur d’un ordinateur avec un seul objectif : survivre jusqu’à l’affrontement final et faire éclater la vérité.

Un extrait :

A noter que la suite de Tron est prévue pour la fin d’année, avec notamment une bande son très remarquée.

> Le geek qui manque de provoquer la 3e guerre mondiale

Qui ? David Lightman dans WarGames (réalisé par John Badham, avec Matthew Broderick, Dabney Coleman et John Wood, 1983)

Mais encore ? David Lightman, collégien brillant mais en échec scolaire, s’introduit dans le système de défense atomique américain et lance ce qu’il croit être un jeu de stratégie. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un jeu et qu’il lance sans le savoir le compte à rebours de la 3e guerre mondiale.

Un extrait :

> Les teenagers geeks

Qui ? Dade Murphy et Kate Libby dans Hackers (réalisé par Iain Softley, avec Jonny Lee Miller et Angelina Jolie, 1995)

Mais encore ? Un groupe d’adolescents, hackers de haut vol avec à leur tête Dade Murphy pirate depuis ses 11 ans, se retrouve par accident au cœur d’une lutte de pouvoir et d’une sombre affaire de malversation. Accusé à tort de vol par les services secret américains, ils tentent de prouver leur innocence et de faire éclater l’affaire.

Un extrait :

 

> Le geek dépressif

Qui ? Peter Gibbons dans 35 heures, c’est déjà trop (réalisé par Mike Judge, avec Ron Livingston et Jennifer Aniston, 1999)

Mais encore ? Peter Gibbons est un programmeur perdu dans l’horreur des cubicles. A bout de nerfs et encore sous hypnose après une session inachevée, il craque et décide de tout laisser tomber pour réaliser le rêve de sa vie : ne rien faire. C’est sans compter sur le licenciement de ces deux meilleurs amis qui conduit le trio à pirater le réseau de la société.

Un extrait :

 

> Le geek messie

Neo dans Matrix (réalisé par Andy et Larry Wachowski, avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne et Carrie-Anne Moss, 1999)

Thomas Anderson est un jeune programmeur connu dans le monde du piratage sous le pseudo Neo. Initié au monde réel, il découvre que le monde dans lequel il évolue n’est rien d’autre qu’un monde virtuel. Héros libérateur, il échappe aux lois de la physique et devient l’élu, pouvant contrôler le code de la matrice.

Un extrait :


>> Bon, et alors ?

De sous-culture à culture populaire, le statut du geek a profondément évolué au cours des dernières décennies et le cinéma n’y est absolument pas étranger : il a largement contribué à forger, via des films à succès, certaines figures-types du geek.

Mais la bonne réponse vient peut-être, encore, des écrans … mais dans un autre genre. Et plus précisément du documentaire Suck my geek, diffusé en 2007 sur Canal Plus : il est en effet réducteur de les limiter à ces stéréotypes, car il y a probablement autant de définitions du geek …  qu’il n’y a de geeks !

 > Pour aller plus loin :

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