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Comment les Etats peuvent tirer profit du cloud computing

15 octobre 2010

C’est une petite phrase aux allures de programme, qui a été lancée dans le débat public outre-Atlantique il y a désormais un peu plus d’un an – elle a, très précisément, été publiée le 15 septembre 2009, sur le blog officiel de la Maison Blanche :

« Les services fondés sur le cloud computing vont révolutionner la manière dont les nouvelles technologies fonctionnent, mais également permettre d’économiser les dollars des contribuables américains. »

Son auteur ? C’est Vivek Kundra, le « monsieur nouvelles technologies » du président américain, Barack Obama – il porte le titre officiel de « Chief Information Officer » des États-Unis, ou « directeur des systèmes d’information », en bon français. En un an à peine, il est probablement devenu l’informaticien le plus connu au monde… des noninformaticiens.

Raison de cette notoriété : depuis la Maison Blanche, il a engagé une politique de réduction des dépenses informatiques du pays, un poste qui pèse 76 milliards de dollars par an, dont 19 milliards consacrés aux infrastructures.

L’élément stratégique central de cette politique, c’est le cloud computing. Il a d’ailleurs précisé ses conceptions dans un grand document programmatique, le State of Public Sector Cloud Computing (PDF), publié en mai 2010 :

« Fragmentation, mauvais suivi des projets, poids des systèmes dépassés mais toujours utilisés : ces facteurs ont longtemps empêché le secteur public de bénéficier des gains de performance liés aux nouvelles technologies, alors que le privé en bénéficiait. [Le cloud] a le potentiel de [les] réduire ». 

>> Ailleurs aussi…
 
Le mouvement initié par Vivek Kundra est l’un des plus aboutis, mais il n’est pas le seul. Nous avons répertorié plusieurs exemples de politiques de cloud computing réussies.
 
Pour y accéder, cliquez sur la petite mappemonde ci dessous, puis naviguez dans la carte : 
 
benchmark-cloud
 

>> Un potentiel d’économies …

Prudent, le CIO des États-Unis ne s’est pas encore engagé sur un chiffrage précis des économies potentielles réalisées par une migration vers le cloud computing. D’autres, néanmoins, ont passé en revue les différentes expériences réalisées au niveau local, à l’échelon de villes ou dans certains départements d’agences fédérales.

La Brookings Institutionl’un des think tanks américains les plus réputés, a ainsi diffusé, en février 2010, une étude comparant des économies réalisées dans sept expérimentations distinctes, intituléeSaving Money Through Cloud Computing.

On y parle aussi bien de la migration des boîtes aux lettres électroniques de la ville de Carlsbad, en Californie, que du stockage de l’ensemble des données nécessaires à l’unité de l’armée de l’air chargée d’encadrer les missions de la NASA, à Cap Canaveral.
 
Ses résultats sont saisissants : en moyenne, les dépenses informatiques de ces agences ont diminué de 25 à 50 %. Darell West, vice-président de la Brookings Institution et signataire de cette étude, liste quelques-uns des facteurs pouvant expliquer ces différences : « l’étendue et la rapidité de la migration, le choix de cloud public ou privé, le degré de sécurité ou de confidentialité des données retenu. »
 
>> Et en France ?
 
La révision générale des politiques publiques a fixé comme objectif une baisse de 10 % en trois ans des dépenses de fonctionnement de l’État et l’application de nouvelles règles de gouvernance, au bénéfice d’une mutualisation des fonctions support. Des idées à trouver dans le nuage ?

 

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