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Data Stories : ces innovations françaises qui mobilisent l'open data

12 mai 2014

Le 24 avril dernier, RSLN était partenaire de la Conférence de Paris, où la ministre de la réforme de l’Etat, Marylise Lebranchu annonçait l’adhésion de la France à l’OGP, le « partenariat pour un gouvernement ouvert ». Réunis à la Cour des comptes, les experts ont été unanimes : il faut dépasser la simple mise à disposition des données publiques et stimuler leur réutilisation pour optimiser l’action publique et mettre en œuvre une « démocratie citoyenne ».

Entre deux tables-rondes, les ré-utilisateurs de ces données se sont succédés au micro pour présenter leurs initiatives. Avant de démarrer notre tour du monde des « data stories », retour sur trois françaises : celles de Nosdéputés.fr, Scope Santé et les initiatives de la Ville de Paris.

Nosdéputés.fr pour mieux connaître les parlementaires français

Savoir qui est son député, connaître la « proximité législative » entre ces élus, découvrir les rapports d’audiences au sein de l’Assemblée Nationale ou encore l’étude du redécoupage électoral… c’est ce qu’offre Nosdéputés.fr. Lancé en 2009, le site et son cousin, Nossénateurs.fr, se sont imposés dans le paysage français comme des outils de mise en relation directe entre les citoyens et les députés. L’objectif : synthétiser l’activité parlementaire de manière claire et compréhensible pour tout un chacun, et ainsi fournir de nouveaux outils pour comprendre et analyser le travail des élus.

Pour Benjamin Oghe-Tabanou, le co-fondateur de Regards Citoyens, l’association à l’origine du dispositif, « la révolution numérique et l’open data permettent d’appréhender différemment la conception de la loi ». 

Rédigées de manière collaborative, les synthèses sont ensuite validées à plusieurs. Mais si l’initiative est remarquable, Benjamin Oghe-Tabanou admet rencontrer encore des difficultés dans l’accès aux informations : « pour la plupart nous avons utilisé assez peu de données publiques, on a du construire des petits robots capables d’aller chercher les informations sur le net. »

Une demande qui n’a pas manqué d’être entendue par Etalab, le service du Premier Ministre chargé de k’ouverture des données publiques, lors de l’événement.

Scope Santé passe au crible les établissements pour se faire soigner

User de l’ouverture des données publiques pour permettre aux citoyens de comparer les services de santé de 5.500 établissements en France, c’est le projet de Scope Santé mis en ligne par la Haute Autorité de Santé (HAS) le 28 novembre dernier. Caroline Goulard, de l’entreprise Dataveyes, qui a accompagné l’institution dans le développement du dispositif a ainsi décrit l’ambition du projet : 

« Nous voulions présenter de l’information de façon visuelle pour permettre de comparer les établissements de santé avec des cartes par exemple. Il ne s’agissait pas de mettre juste une information brute mais toujours de la mettre en perspective par rapport à la moyenne des autres établissements. »

Et ce ne sont pas moins de 35 critères qui sont pris en compte par le site dont l’ambition est, selon les termes de la HAS, « d’offrir au grand public une information fiable, actualisée, accessible, pédagogique et contextualisée afin que l’usager soit acteur de sa démarche de soins et qu’il puisse échanger avec un professionnel de santé. »

Ville de Paris : pour un open data « naturel » dans le dispositif urbain

Autre Data Story qui a fait mouche lors de la Conférence de Paris, celle de Jean-Louis Missika, adjoint au Maire de Paris chargé des problématiques d’urbanisme, d’architecture, du Grand Paris, du développement et de l’attractivité. Selon lui, « la métropole est l’échelle appropriée pour relever les défis qui se poseront sur la planète ». Et en la matière, « Paris devrait être une ville pionnière dans l’implémentation des innovations. »

Pour l’expert « l’open data est au cœur de chacune des étapes de la transformation de la métropole ». Qu’il s’agisse de l’éclairage public ou encore des capteurs de pollution, les données générées par la ville sont une matière première inestimable pour gérer efficacement le territoire et optimiser les énergies tout comme les transports par exemple.

Afin de s’assurer que l’ouverture des données publiques ait bien lieu, même lorsque la mairie travaille avec des agents privés – comme c’est le cas par exemple pour les Velib’ – la ville de Paris a désormais décidé de rendre l’ouverture des données systématique dans les appels d’offre. Jean-Louis Missika explique :

« En faisant de l’open data une obligation dans le cadre des marchés passés par la mairie, on le rend naturel dans le dispositif urbain mis en place. »

Les témoignages ne se sont pas arrêtés là et les intervenants étaient nombreux pendant la journée. Pour (re)découvrir comment le numérique a contribué à l’aide humanitaire aux Philippines, c’est ici. Pour savoir comment l’analyse des Big Data peut permettre de prévoir les accidents de la route, c’est là, dans notre récente interview de Rand Hindi, « Meilleur innovateur 2014 ». Et rendez-vous bientôt pour d’autres data stories du monde entier !

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