Digital labor : les Turcs mécaniques, des travailleurs finalement plus qualifiés qu’on ne le pensait share
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Digital labor : les Turcs mécaniques, des travailleurs finalement plus qualifiés qu'on ne le pensait

Quartz 19 juillet 2016
Les « Turcs mécaniques », ces travailleurs qui accomplissent les tâches simples que ne peuvent (encore) exécuter les machines, sont en fait bien plus qualifiés qu’on ne le présageait. Explications avec Quartz.

C’est un paradoxe qui en dit long sur l’état du « digital labor », ce monde du travail en pleine transformation à l’heure du numérique et de l’économie de plateformes. Les Turcs mécaniques, ces travailleurs proposant une main d’œuvre payée à la tâche « seulement possible aux humains » (reconnaître des visages sur des photos, tourner les pages d’un livre et le positionner sur un scanner), ne sont pas les personnes sous qualifiées que les chercheurs imaginaient.

« On s’attendrait à ce qu’un travail aussi peu payé que celui-ci concerne des populations moins éduquées, mais en dépit d’un très faible salaire, beaucoup de diplômés le pratiquent », explique à Quartz Paul Hitlin, directeur d’étude au Pew Research, qui s’est penché sur le sujet.

88% ont en effet un diplôme universitaire et sont âgés de moins de 50 ans, relève l’enquête conduite sur plus de 3 200 Turcs mécaniques. Autre point relevé par l’étude du Pew Research : ce travail à la tâche est, pour 52% des sondés, payé en moyenne 5 dollars de l’heure. Et pour 25% de la population interrogée, il constitue pourtant leur principale source de revenus.

Plus d’informations avec Quartz.

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