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Digital native ou digital naive : conférence éducation design

20 janvier 2012

RSLN, Cap Digital, Microsoft Partners in Learning et Groupe Compas vous invitent le vendredi 27 janvier à venir partager les réflexions d’Edith Ackermann, professeur de psychologie à l’université d’Aix-Marseille, et de Mitchel Resnick, directeur du laboratoire des médias au MIT sur la question « digital native ou digital naive ? ».

> Qui sont les digital natives ?

Nés après 1980, les digital natives représentent la première génération à avoir grandi avec le numérique. Le concept de digital native a été inventé en 2001 par Marc Prensky, qui les a définis comme une génération en rupture avec la précédente, qualifiée de pré-numérique. L’idée d’origine ? Les digital natives sont intuitivement à l’aise avec les nouvelles technologies et savent s’en servir.

> Passifs, les digital natives ?

Une idée controversée, notamment par Jean-Noël Lafargue, maître de conférences associé à l’Université Paris 8, qui souligne que les digital natives ont surtout une utilisation passive des nouvelles technologies. Il considère que les jeunes « sont beaucoup moins compétents qu’on ne le croit ».

« Beaucoup de jeunes savent très bien envoyer des textos, jouer à des jeux en ligne et parcourir le web. Mais est-ce que cela veut vraiment dire qu’ils savent se servir des nouvelles technologies ? » s’interroge de son côté Mitchel Resnick, directeur du laboratoire Lifelong Kindergarten.

« Bien que les jeunes soient au contact des nouveaux médias en permanence, très peu d’entre eux sont capables de créer leur propre jeu vidéo, leur animation, leur programme. C’est comme s’ils savaient lire mais pas écrire ! »

Une étude britannique a également montré qu’il n’existe pas de réelle différence entre les usages des plus jeunes et des plus âgés. Les plus jeunes ne sont pas plus experts dans l’utilisation des nouvelles technologies. Le mythe des digital native serait-il passé de mode ?

> La génération des digital natives a-t-elle des besoins pédagogiques différents ?

« Nous sommes témoins d’un changement culturel sans précédent, qui peut aussi être défini comme une mutation de la connaissance. » explique Edith Ackermann, professeur de psychologie. Cette mutation a un impact fort sur notre définition de la connaissance, la façon dont nous créons ou nous communiquons. Et ce changement influe également sur la transmission de la connaissance.

Le postulat de la rupture entre la génération digital native et la génération pré-numérique est une problématique centrale pour l’éducation de demain. Il est essentiel de mesurer l’influence des nouvelles technologies sur la façon d’apprendre des enfants.

« Jusqu’à quel point ces changements ont-ils un impact ? Et dans quelle mesure ces mutations reflètent-elles et modèlent-elles la façon dont désormais les enfants jouent, apprennent et créent ? » s’interroge Edith Ackermann.

Bref, il semblerait qu’il soit grand temps de dépasser la phase de l’étonnement face à la supposée mutante génération des digital natives, et d’en tirer les conclusions qui s’imposent en termes d’éducation.

> Rendez-vous le vendredi 27 janvier à 16h

Pour approfondir la question « digital native ou digital naive ? », rendez-vous donc le vendredi 27 janvier 2012 de 16h à 18h à l’amphithéâtre de l’espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes, 10 rue Vauquelin, 75005 Paris.

Pour vous inscrire à la conférence, vous pouvez nous contacter à cet email : redaction@rslnmag.fr.

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