« e-G8 » : tout savoir sur le eG8 en cinq questions-réponses share
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« e-G8 » : tout savoir sur le eG8 en cinq questions-réponses

23 mai 2011
Paris, capitale mondiale des internets ? Mardi 24 et mercredi 25 mai, un gros millier d’acteurs du numérique vont se retrouver au jardin des Tuileries, dans le cadre du eG8-Forum. Objectif : « Nourrir le débat des gouvernants » du G8, qui se réuniront à Deauville les 26 et 27 mai 2011, et qui, à l’initiative de la France, vont, de manière inédite, tenir « une discussion sur l’Internet et l’écosystème numérique ». 
 
On vous décrypte tout ça en cinq questions clefs, aussi renseignées que possible.
 
1. C’est quoi, le « eG8 » ?
 
D’abord, une précision, de taille : ce volet numérique du G8, c’est d’abord et avant tout de l’informel. Aucun caractère officiel dans cette « rencontre » organisée pendant deux jours au jardin des Tuileries, impulsée par l’Elysée certes, mais dont le budget de 3 millions d’euros est financé par des acteurs privés [disclaimer : Microsoft, l’éditeur de RSLN, est l’un des nombreux sponsors de l’événement].
 
Le lien avec le G8 officiel, qui se déroulera à Deauville jeudi 26 et vendredi 27 mai ? Il repose sur la lecture, lors de la session de clôture du G8 parisien, d’un « message to Deauville » – comprendre : un « message aux chefs d’Etat adressé par les acteurs du net », mercredi 25 mai, de 17h30 à 18h30.
 
Concrètement, il ne faut pas en attendre des révolutions : le G8 est déjà préparé depuis de longs mois par des diplomates aguerris, et chaque chef d’Etat du G8 a ainsi d’ores et déjà missionné un « sherpa », affecté aux questions numériques – dans le cas français, Jean-Michel Hubert. Bref, c’est l’art très traditionnel de la diplomatie.
 
2. Et le business-model du eG8 ?
 
On l’a dit : pas d’argent public, sinon « la mise à disposition du jardin des Tuileries et du Louvre ». Le budget de trois millions d’euros, dont on suppose qu’il comporte toute la logistique, mais également la prise en charge de frais d’intervention pour certains speakers, est financé par des sponsors.
 
Côté participants, c’est le principe de la gratuité … mais pas du moulin : le processus d’accréditation mis en place était assez strict. Théoriquement, d’après la FAQ du site public, tout un chacun pouvait solliciter une invitation : 
« Comment puis-je obtenir une invitation ?
Envoyez un email à info-eg8forum@publicislive.com. Présentez-vous brièvement et donnez les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer au forum. Les accréditations se feront au cas par cas. »
On serait très curieux à l’idée de savoir combien de demandes ont été ainsi reçues.
 
3. C’est nouveau ?
 
Oui. Sur le fond, plus que sur la forme, il faut bien l’avouer. 
 
Sur le fond, on assiste à un élargissement de la manière dont le politique aborde la révolution numérique, déjà esquissé, en France, dans le discours d’installation du Conseil national du numérique, prononcé le mercredi 27 avril dernier par le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans lequel il livrait une grille de lecture à vocation globale de la révolution numérique.
 
Bref, cette mise à l’agenda politique des enjeux numériques dans leur globalité, si vous préférez, est relativement neuve : jusqu’à présent, seuls quelques députés spécialistes de ces questions étaient réellement investis dans l’objet politique internet. 
 
Sur la forme, en revanche, rien de bien neuf : des tables-rondes, peu d’interactions prévues, et un grand discours d’ouverture par Nicolas Sarkozy qui se fera, a priori, sans la présence des journalistes … . Et sans doute énormément de rencontres « off », de réseautage, qui sera plus ou moins « twitté ».
 
4. C’est intéressant ?
 
A priori, oui. On ne va pas vous faire ici tout le programme, d’autant que l’on en a déjà parlé il y a quelques jours, et que d’autres, notamment Les Echos, l’ont déjà détricoté.
 
Mais : médias à l’heure du numérique, opendata, futur de l’internet : ce sont a priori autant des thématiques que nous décryptons ici quotidiennement – et que l’on n’a toujours pas épuisées.
 
Et c’est d’ailleurs bien pour cela que l’on vous parle « des » internets dans notre accroche : sur le programme, il ne s’agit pas (uniquement) du web entrepreneurial, du web intello, de la diplomatie numérique, … mais bien un peu de tout cela. C’est risqué, c’est nouveau, et ça peut être vraiment intéressant.
 
On relèvera quand même que quelques acteurs ont déjà eu l’occasion d’être présentés sur RSLN : Andrew Keen, Nigel Shadbolt (architecte de data.gov.uk), Séverin Naudet (le patron de la mission Etalab).
 
5. C’est reçu comment ? 
 
 
Ce billet d’owni présente un bon résumé de l’ensemble des positions, on ne peut que vous le recommander.
 
Bon, et sur RSLN ?
 
Une promesse : nous essayerons d’éviter le trop planplan institutionnel. On passera mardi matin en mode live-blogging, via storify, avec deux billets disctints : l’un pour la journée de mardi, l’autre pour celle de mercredi. Et on se balade avec de quoi faire des photos, du son, et peut-être des vidéos.

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