Entretien Spark : les premiers pas d’une start-up à San Francisco share
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Entretien Spark : les premiers pas d'une start-up à San Francisco

4 décembre 2013

UBQT, la petite start-up de Spark s’est lancée à l’international !
Après 4 mois dans l’accélérateur Spark, une nouvelle étape commence pour cette équipe qui développe une application pour une expérience connectée de « second écran » lors d’événements live, à distance. Chez Spark, l’équipe d’UBQT a fait ses premiers pas et le projet a franchi ses premières étapes. Ils sont arrivés avec une idée et sont sortis avec une Beta, le pari fait par toutes les start-ups qui intègrent l’espace de la rue du Sentier à Paris. 
Aujourd’hui – Moktar, Florian et Franck ont prévu durant leur temps dans la vallée  d’approfondir leur réseau et d’aller plus loin dans le développement technique de leur produit. Entretien en direct de San Francisco avec les fondateurs d’UBQT.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour partir à San Francisco ? 

Nous voulions absolument vivre cette expérience avec l’intime conviction que cela nous ferait avancer et progresser à grands pas. Un matin Florian est arrivé en nous annonçant qu’il avait pris ses billets et nous a lancé « Why not now ?! » (pourquoi pas tout de suite?!). Quelques semaines plus tard toute l’équipe partait pour San Francisco ! Il avait donc déjà pu organiser plusieurs rendez-vous, commencé à développer son réseau dans l’écosystème des start-ups de San Francisco et bien entendu préparé l’arrivée de toute l’équipe.
Le paysage des applications second écran et télé-connectée, diffusions live des évènements en streaming, et live tweets d’événements est un marché un peu plus mûr actuellement aux Etats-Unis qu’en France. Par ailleurs, les évènements que nous souhaitons accueillir sur UBQT sont internationaux (festivals, conférences…) nous avons donc le sentiment qu’il sera plus simple d’appréhender ce marché depuis les Etats-Unis mais cela reste à vérifier ! 

Quel sera donc le programme de vos quelques mois sur place ? 

Notre but ici est de continuer et d’accélérer les aspects techniques d’UBQT , mais surtout de faire de nouvelles rencontres. Nous avons surnommé cette étape notre «incubation personnelle» et en voici les enjeux principaux :

– Continuer et accélérer nos sprints de développement techniques
– Rencontrer de supers mentors, entrepreneurs, investisseurs…
– Rencontrer les start-ups de notre écosystème, les plus connues évidemment mais surtout celles qui se développent en ce moment même dans des « garages » californiens…
– « Pitch harder, pitch better, pitch faster, pitch stronger! » : améliorer notre art du pitch !
Nous sommes conscients des risques encourus et en particulier celui de céder à « l’euphorie de la Valley » au détriment de notre développement produit et ainsi nous serons particulièrement vigilants sur ce point. 

Comment votre expérience à Spark vous a-t-elle aidé pour en arriver là? 

En arrivant à Spark, nous avions une super équipe et une « intuition ». Le premier jour nous avons littéralement démarré avec une feuille blanche…
Quatre mois plus tard, nous avons effectué un premier test produit en « live » pour l’événement #BecauseTheNight. Entre-temps nous avons bénéficié de l’accompagnement, de l’expertise et du soutien de toute l’équipe Spark pour arriver à atteindre ce 1er palier ! C’était un véritable challenge pour nous car lors de notre entrée au sein de l’accélérateur nous venions tout juste de finaliser l’équipe et nous avions décidé de repartir à zéro afin de revenir aux fondamentaux de notre projet.

La plus grande différence que vous ressentez sur place par rapport à votre expérience de start-up en France ? 

C’est difficile à dire car à Paris, l’écosystème start-up est également hyper dynamique ! Nous avons la chance d’en faire partie. Ici, au quotidien, la différence la plus marquante  c’est peut-être la « proximité » qu’il peut y avoir avec les plus grandes start-ups.
Ces start-ups que nous connaissons en tant qu’utilisateurs ou fans sont désormais nos « voisins » (nous habitons à quelques blocs de Zynga, Tripadvisor, Pinterest…) et il est tout à fait possible de rencontrer et échanger avec les acteurs de ces superbes projets.

Alors, comment se passe le quotidien d’UBQT à San Francisco ? 

Notre quotidien est assez classique pour une start-up ici : nous assistons à des rendez-vous ou des meet-ups le matin très tôt, puis nous passons une matinée de travail au « bureau », en l’occurrence notre espace de travail au sein de Wework. Les déjeuners nous permettent selon les jours de nous aérer ou de caler des rendez-vous. Puis les soirées sont très souvent consacrées au networking / pitchs dans les différents événements sur San Francisco. C’est ainsi quasiment 6 jours sur 7 et nous nous accordons une grosse journée « work hard / play hard » le dimanche avec toute l’équipe comme le week-end dernier en louant un gros 4×4 afin de savourer la côte californienne et passer la journée à Santa-Cruz.

Pour tous ceux qui viennent juste d’arriver à San Francisco et pour toutes les start-ups qui ne peuvent encore prendre de “vrais” bureaux, les espaces de co-working sont la solution idéale. Le principe est simple, vous payez un bureau à l’heure, à la journée ou au mois. Les tarifs sont accessibles et surtout sans engagement de durée. Pour des petites structures dont les effectifs changent toutes les semaines, c’est une offre « sur mesure », « à la demande » et « plug and play » (« branche et utilise »)  ! La mode du coworking commence à se développer un peu partout dans le monde, mais ici à San Francisco c’est une autre dimension, une vraie « religion », un mode de travail bien établi. L’offre et la demande sont vraiment impressionnantes à tel point qu’il est difficile de s’y retrouver !   

Avez-vous rencontré beaucoup d’autres start-ups sur place ? Ressentez-vous un soutien particulier entre les Français expatriés du numérique ? 

Dès notre arrivée, nous avons plongé dans cet univers pour ne plus en ressortir. Il y a de nombreux meet-ups, des conférences, des séances de pitch, des démos, qui sont ouverts à tous ceux qui souhaitent partager leurs projets… et nous en faisons partie.
Nous avons déjà rencontré pas mal de start-ups au même stade d’avancement que nous. Il est courant de retrouver certaines start-ups lors des événements. C’est passionnant de partager nos visions, notre énergie, nos challenges… en imaginant que bientôt nous lirons les chroniques de certaines levées / ventes sur Techcrunch ou Mashable.

En ce qui concerne la communauté française, elle est très grande, particulièrement parmi les start-ups qui débutent et qui sont installées ou de passage sur San Francisco. A titre d’exemple, nous avons fait notre 1er pitch (aka « The Megaphone Pitch ») sur l’invitation d’un jeune Français et nous avons également rencontré et encouragé moralement Znappit dans leur processus de candidature à Y Combinator.

Un coup de cœur, une leçon, un conseil, un mot de fin ?

Avant notre départ on nous avait prévenus que personne ne nous attendait dans la Valley ! Et c’est bien vrai ! Il y a d’énormes possibilités mais il faut être prêt à dépenser un maximum d’énergie afin d’obtenir des rendez-vous de qualité, des opportunités de pitcher ou des rencontres de plus d’une minute avec un investisseur en capital risque.

Il s’agissait d’une première étape de travail dans la Valley, et nous rentrons en France, le 29 décembre… Mais, il est impossible de ne pas déjà penser et travailler à notre seconde phase à San Francisco !

D’ailleurs, nous organiserons fin décembre une grande fête dans notre start-up garage (un vrai garage-appartement à Soma !) où nous inviterons toutes les personnes rencontrées à San Francisco ! Nous serons heureux d’accueillir les startupers français qui liront ces lignes ! >> hello@ubqt.co 

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