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Futur en Seine, c'est du 17 au 26 juin : nos coups de coeur

16 juin 2011

Futur en Seine, épisode 2, c’est (presque) parti. A partir du vendredi 17 juin, et jusqu’au dimanche 26 juin, l’Ile-de-France met le numérique, au sens large, à l’honneur.

Au sommaire de cette manifestation, organisée (principalement) par Cap Digital, le pôle de compétitivités des services et contenus numériques, et la région Île-de-France : des événements artistiques, des ateliers de réflexion, et des expériences grand public résolument interpellantes. Qui, tous, s’efforcent de dessiner le monde du futur, résolument numérique.

Mais Futur en Seine, c’est aussi et surtout un état d’esprit, rappelé par Henri Verdier, le président de Cap Digital, qui exhorte les acteurs de la filière du numérique franciliens à profiter de cette occasion pour :

« sortir de [leurs] entreprises et de[leurs] labos [et] échanger avec tous les publics ». 

Car, trop souvent, le numérique est vécu comme lointain, froid, ou définitivement coupé des réalités alors qu’il en est tout l’inverse – c’est ce que nous nous efforçons de vous montrer à longueur de colonnes sur RSLN.

Voici une sélection totalement subjective des grands moments à ne pas manquer, parmi la grosse centaine d’événements, qui se dérouleront sur plus de cent sites.
 
1. Un peu de réflexion …
 
On commence par le plus sérieux. Parmi la série de conférences programmées dans le cadre du festival, nous avons retenu trois sessions qui nous paraissent particulièrement prometteuses : 
 
  • Session : Le futur de la vie, lundi 20 juin 2011, de 9h30 à 12h00, au Collège de France (11 Place Marcelin Berthelot – 75005 Paris), avec, notamment, Derrick de Kerckhove et Adam Greenfield (sur réservation)
  

adam greenfield

Derrick de Kerchkove

 
Derrick de Kerckhove (à droite sur les photos), prof à l’Université de Toronto, et fidèle s’il en est de Marshal McLuhan (il a été son assistant, son co-auteur, et son traducteur), vient présenter une intervention au titre a priori inattendu : « Pinocchio 2.0 ».
 
Le pitch ? Selon Derrick de Kerckhove, « le premier Pinocchio était le produit de l’industrialisation, une machine qui voulait être humaine », et nous verrions, peu à peu, se dessiner les viages d’un « nouveau Pinocchio [qui] est dans la matrice numérique, un avatar qui voudrait délaisser l’humain. »
 
Cela pose un challenge fort, poursuit Derrick de Kerckhove
« D’une manière ou d’une autre, chacun d’entre nous aura peut-être à choisir entre d’une part un retour à l’humain (du moins ses valeurs) et un contrôle sur la machine ou d’autre part, une prise de contrôle de celle-ci. Puisque la technologie est dorénavant plus puissante que la nature, le futur de la vie dépends de notre volonté de faire le futur et non de notre passivité à le subir. »
 
 
Attention, immanquable – oui oui. Vous avez forcément déjà croisé ce terme des Fab Labs, ces ateliers du 21è siècles où les machines-outils pilotées par ordinateur ont remplacé les vieux métiers à tisser et autres robots standardisés, où l’on peut fabriquer rapidement et à la demande des biens de nature variée.
 
Futur en Seine accueille, mercredi 22 juin dans la matinée, Neil Gershenfeld, le « père » des fablabs, concept auquel il a donné cœur dans son labo du MIT
 
On vous recommande particulièrement l’une de ses conférences fondatrices, prononcée à TED, en février 2006 : 
 

 
Mais également, et plus récemment, le dossier que The Economist a consacré au sujet, au mois de février, et notamment deux articles :
 
 
A noter, en parallèle de cette conversation « théorique », un « fablab » in situ sera installé à la cité des sciences et de l’industrie et ouvert au public, pendant toute la durée de Futur en Seine. Toutes les infos , et .
  •  Atelier : « Les dynamiques d’innovation dans l’environnement numérique », dans le cadre de la journée : « Création numérique et Open-Innovation », organisée chez Microsoft France [disclaimer : Microsoft est l’éditeur de RSLN], mardi 21 juin, de 9h à 18h30.

 

 
Le pitch ? Aujourd’hui, aucune entreprise ne peut envisager la création d’un produit sans se poser la question de son utilisation pendant sa vie, de son impact sur l’environnement et de son démantèlement (Eco-conception durable), et sans envisager un travail collaboratif d’Open-Innovation au sein de l’entreprise étendue utilisant les outils numériques (travail collaboratif sur des projets complexes).
 
L’ensemble des techniques numériques pour aider à créer et maintenir la définition des produits, biens ou services, tout au long de leur cycle de vie, depuis l’établissement de l’offre jusqu’au démantèlement en passant par la conception se dénomme « PLM » (Product Lifecycle Management) : cette journée est entièrement tournée autour de ce concept.
 
Nous vous recommandons particulièrement la session « Les dynamiques d’innovation dans l’environnement numérique », qui, de 10h10 à 10h35, réunira Bernard Stiegler (philosophe et directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation, figure bien connue sur RSLN), Alain Bernard (directeur de la recherche de l’Ecole Centrale de Nantes) et Yves Keraron (réseau PLMOA).
 
2. Pour visualiser le monde de demain …
 
Réfléchir, c’est chouette. Imaginer, toucher du doigt, c’est encore mieux. Futur en Seine mixe donc les deux. Parmi tous les projets programmés, voici quelques-uns qui ont particulièrement retenu notre attention.

> Parmi les 14 prototypes, présentés au Centquatre, du 17 juin à 20h00, au 26 juin, à 18h00)

 
  • L’affective Chair, co-réalisé par : ENSCI- Les Ateliers, et l’IUT de Cachan (robotique).
 
 
 
Le pitch ? L’affective chair, c’est une chaise qui communique avec les autres objets de notre quotidien, et dialogue directement avec le corps. Bref qui, à sa manière, fait preuve de sensibilité et exprime des émotions. Douée de mémoire, elle prend même des initiatives…
 
 

 
Le pitch ? Et si les bancs, les luminaires, ou les poubelles d’un jardin public devenaient mobiles et capables de communiquer et d’interagir ? Voilà tout l’objet du « Jardin des Amours », qui, à la dimension « service aux usagers », ajoute celle du marivaudage permanent, entre triangles amoureux robotiques et relation avec le public.
 
 
 
Le pitch ? Imaginez une fenêtre numérique, connectée à internet, qui se dispose dans un espace physique pour afficher un monde imaginaire. Voilà, ça y est, vous avez e-Window. À travers le réseau, elle peut aussi s’ouvrir sur une autre e-Window, ailleurs dans le monde, brouillant les frontières du temps et de l’espace … .
 
> Et parmi les 10 prototypes disséminés dans Paris :
 
  • Topophonie, au Parc de Belleville, co-réalisé par Orbe, l’ENSCI et l’Ircam.
     
 
 
C’est l’un des plus beaux panoramas sur Paris, injustement moins connu que celui qui se découvre depuis la butte Montmarte : le parc de Belleville, dans le 20e arrondissement, va se transformer, pendant toute la durée de Futur en Seine.
 
Au programme : la déambulation, via une application mobile, au milieu de sources et de torrents invisibles qui auraient soudain envahi le parc. Le visiteur pourra suivre le courant ou le remonter, s’approcher et s’éloigner du son, et faire l’expérience d’une vraie réalité augmentée, version acoustique.
 
>> Infos pratiques : accueil du 17 au 26 juin à la Maison de l’Air (située en haut du jardin de Belleville, accès rue Piat), de 12h00 à 18h00.
 
3. Et histoire de se défouler, un peu …
 
C’est pas tout ça, mais il serait peut-être temps de danser, un peu. 
 
Avez-vous déjà entendu parler de la « Boom-box » ?
 
En vidéo, ça rassemble à ça :
 

 
Le 25 juin, 1024 architecture (on vous en a déjà parlé à l’occasion de la dernière édition de la Nuit Blanche, lors de laquelle ils avaient métamorphosé le pont Saint-Louis), posera sa Boom-Box géante sur le lac d’Enghien, pour une succession de sets électro (Simian Disco Mobile, notamment, et Beat Nation Live). 
 
La « Boom-box » made in 1024 architecture, c’est un peu le dispositif scénique phare de la french touch française, puisque, à peu de choses près, il se retrouve chez d’autres artistes, comme EXYZT : ils avaient, ensemble, créé le fameux « cube » utilisé par Etienne de Crécy : 
 

 
French touch, vous avez dit French touch ?

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