Guide de web-campagne à l’usage des électeurs et de leurs candidats share
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Guide de web-campagne à l'usage des électeurs et de leurs candidats

7 février 2012

« La campagne sur Internet pour les nuls », est-ce vraiment nécessaire ? Oui, parce que les règles qui régissent la campagne sur Internet sont complexes, parce que la loi s’adapte, petit à petit, à l’immensité du web, et que les partis politiques testent de nouvelles formules pour séduire en ligne.

Est-ce pour autant suffisant ? Sans doute pas. Le cadre législatif, dans le sillage des usages, évolue sans cesse, et si la web-campagne de 2002 n’avait déjà plus rien à voir avec celle de 2007, il y a fort à parier que la donne aura à nouveau changé dans cinq ans.

Ce petit guide, qui prend la forme d’une série de publications sur RSLN, n’est donc pleinement pertinent que pour 2012 et ses scrutins nationaux. Cependant, il devrait répondre à la majorité des questions que vous vous posez sur les liens qui unissent Internet et les périodes électorales.

> Les électeurs, tous internautes ?

Si la fracture numérique est encore loin d’être totalement résorbée, force est de constater que l’accès à Internet s’est aujourd’hui largement démocratisé. Comme le montrent les courbes, près de 80% des Français disposent aujourd’hui d’une telle ressource : c’est 20 points de plus qu’en 2007.

 

Plus que jamais, les électeurs de 2012 seront donc majoritairement des internautes. Selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, les cadres, les diplômés du supérieur et les moins de 25 ans surfent d’ailleurs plus qu’ils ne sont téléspectateurs : ils passent sur Internet deux à six heures de plus que devant le petit écran.

 

Soit. Et une fois sur Internet, que font les citoyens ? Ils échangent des courriels, s’informent et utilisent les réseaux sociaux. Bref, ils communiquent, observent et commentent. De quoi prolonger le débat démocratique hors de la sphère familiale.

 

Capter cette attention, générée hors des circuits traditionnels (télévision, meetings, marchés, etc.), voilà le défi des partis politiques aujourd’hui. Comment peuvent-ils y arriver, dans quelles limites ? C’est tout le sens de ce guide que d’y répondre. 

> C’est au programme

Un volet juridique, où l’on s’intéressera de près aux règles de la campagne en ligne. Le code électoral a dû s’adapter à l’irruption d’Internet dans la vie politique depuis dix ans maintenant. Les organismes de contrôle, comme le CSA, aussi.

– Nous passerons au peigne fin les dispositifs d’ores et déjà déployés par les candidats pour mobiliser en ligne, sans oublier d’aller voir ce qui s’est fait jusque-là à l’étranger. Et de constater que, pour passer des écrans aux urnes, il y a des techniques qui marchent, et d’autres moins.

Une « FAQ » viendra répondre à des questions d’ordre pratique, sur ce que vous pouvez ou non faire sur Internet pour participer à une campagne électorale. Exemple : Peut-on effectuer un don en ligne ? Puis-je travailler bénévolement à la création d’un site de soutien ? Puis-je « cyber-squatter » le nom de domaine d’un candidat ? Etc.

– Nous n’oublierons pas non plus l’aspect financier de la web-campagne. Pour en parler, nous interrogerons la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, l’organisme qui contrôle et sanctionne les partis qui ne respectent pas les plafonds de dépenses autorisés par la loi.

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