Hommes-femmes : et si le numérique rendait le monde du travail un peu moins inégalitaire ? share
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Hommes-femmes : et si le numérique rendait le monde du travail un peu moins inégalitaire ?

7 décembre 2010
(visuel : visualisation générée via wordle de ce billet)
 
Changer de travail, se remettre à niveau après une interruption d’activité, télé-travailler, ou bien encore créer sa propre entreprise : les technologies numériques sont perçues par 53 % des femmes en demande d’emploi comme un facteur pouvant contribuer à l’amélioration de leur situation professionnelle, révèle une étude Microsoft / Ipsos (PDF) dévoilée ce mardi, à l’occasion de la conférence : « Quel rôle pour les femmes dans la révolution numérique ? ». 
 
>> Quatre « familles »
 
Ce travail, mené auprès de 500 femmes actives, établit une typologie de quatre familles-type de femmes, en fonction de leur attirance pour les outils numériques, et de leur sentiment de disponibilité.
 
« Femmes techno-demandeuses » (10% de l’échantillon), « femmes numériques » (61%), « techno-défavorisées » (12%), et « techno-sceptiques » (17%) : voilà les quatre grandes familles mises en avant par l’étude :
 
 
Techno-demandeuses (53%) – en majorité en recherche d’emploi – et techno-défavorisées (62%) – plutôt des ouvrières, employées, résidant en milieu rural, et de faible formation initiale – sont les plus nombreuses à voir dans le numérique un outil pouvant améliorer leur situation professionnelle.
 
 
Ce travail met également quelques inégalités, bien réelles : disposer d’un ordinateur à soi et d’une connexion internet ou d’une adresse mail restent des privilèges de « cols blancs ». Ainsi, seules 36% des femmes en CDD ou en intérim, 20% des vendeuses et 26% des ouvrières, disposent d’une messagerie électronique personnelle pour recevoir et envoyer des mails en leur nom propre. 
 
A l’inverse, les « femmes numériques »  tirent déjà les bénéfices des nouvelles technologies. Salariées ou à leur compte, elles ont bénéficié d’une formation et se servent des technologies numériques pour progresser professionnellement, et réduire le sentiment d’indisponibilité. 
 
Pour les plus jeunes et les plus diplômées d’entre elles, d’ailleurs, cet effet de levier
est un acquis : les femmes qui se considèrent autant disponibles que les hommes l’attribuent d’autant plus à leur utilisation des technologies numériques qu’elles sont jeunes et bénéficient d’un niveau de formation élevée (Bac +3 et plus) : 51% des moins de 35 ans et 64% des Bac+3 et plus.
 
>> La formation
 
« Les femmes nous disent que la formation reste un besoin clé à satisfaire pour leur permettre de tirer pleinement parti des technologies numériques », commente Nathalie Wright, en charge de la Diversité chez Microsoft France : 61% des femmes qui pensent que leur situation professionnelle pourrait s’améliorer si elles utilisaient davantage les nouvelles technologies  demandent à mieux savoir les utiliser. 60% n’ont pas encore bénéficié d’une telle formation.
 
« Cette étude met en lumière le lien évident et plus que d’actualité entre emploi et nouvelles technologies. [Et elle] nous ouvre aux autres alliances qu’il est nécessaire de créer », approuve Véronique Morali, Présidente de Force Femmes.
 
 > Pour aller plus loin sur RSLN : 
 
– « L’informatique, pas sans les filles ! », une tribune de Claudie Haigneré
– « Girls in tech : des start-ups, des filles, et de la techno », ou le récit d’une entrepreneure web
– « Les femmes, ces internautes un peu plus en avance que les autres », résumé d’une étude publiée par Comscore sur la question.
 
[disclaimer : Microsoft est l’éditeur de RSLN]

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