Ils font bouger le design numérique (4) : Olivier Bergeron, l’intello share
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Ils font bouger le design numérique (4) : Olivier Bergeron, l'intello

27 juillet 2011

(photo : Philippe Levy)

Nous poursuivons la publication de notre dossier consacré au design numérique, qui occupe largement les colonnes de RSLN #10.
 
Pour vous rendre compte de la frénésie qui agite ce nouveau monde, nous avons décidé de consacrer une galerie de portraits aux agitateurs de cette discipline nouvelle. Ici, Michaël Harboun, jeune étudiant tout juste diplômé du Strate Collège.
 
Si Olivier Bergeron a créé son agence de design, ByVolta, c’est parce qu’il n’arrivait plus à « traduire par des mots la richesse sensorielle que pouvaient générer toutes les nouvelles technologies, notamment numériques, alors que les approches associant le design aux dispositifs interactifs et sensoriels offrent ces nouveaux champs d’écriture ! ».
 
Cet ancien journaliste, qui a bourlingué dans la pub et le marketing avant de poser sa petite équipe sous les toits d’un immeuble du 10e arrondissement parisien, est un homme d’émotions.
 
Parmi ses réalisations, on trouve un « bubble bar » à Macau, où le client peut, entre autres, interagir avec des vidéos projetées sur une coupole et produire des nuées de bulles de champagne :
 

 
Un jardin numérique interactif solaire au Futuroscope :

 
Mais aussi les vitrines animées du futur terminal 4 de l’aéroport Charles-de-Gaulle, qui devront « apaiser les esprits, faire triompher la sérénité et la capacité de la pensée sur le désordre des mutations en action » :
 
 
Bref, les réalisations de ByVolta, spécialisée en design polysensoriel, sont ambitieuses et doivent faire… sens. Olivier Bergeron, qui collectionne les récompenses, affiche une exigence conceptuelle parfois déroutante dans tous les projets qu’il conduit.
 
D’une vigilance extrême sur leur intégration dans leur environnement – « le design ne sert plus seulement à cacher l’ordinateur dans les espaces qu’il crée, il doit également, désormais, y intégrer la nature » –, il convoque systématiquement toutes sortes de technologies, de la luminothérapie à la photocatalyse, soit l’activation d’une réaction chimique grâce à une substance, le photocatalyseur, sous l’action de la lumière. Et fait bien sûr appel à de multiples experts : architectes, anthropologues, artiste.
 
Ce qui n’exclut pas de s’en remettre parfois à des idées simples : « Quand on clique sur une icône métallique en forme de triangle, on est dans un état d’esprit émotionnel différent que lorsqu’on opte plutôt pour un rond recouvert de velours », sourit Olivier Bergeron.
 
Oui, mais lequel ? 
 
> Pour aller plus loin : 
 
– Explorez notre tag "design numérique"
 
– L’intégralité du magazine à feuilleter : 

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