Imagine Cup 2012 #1 – Giveat, pour numériser la collecte de nourriture share
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Imagine Cup 2012 #1 - Giveat, pour numériser la collecte de nourriture

20 avril 2012

Après le Bootcamp début avril, place désormais aux épreuves finales nationale et mondiale d’Imagine Cup 2012. Que nous réservent cette année les étudiants ? Tous devaient répondre à un même impératif : aider à atteindre les « objectifs du Millénaire pour le développement ». Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir le projet d’une des équipes françaises participantes.

Les problèmes de malnutrition ne touchent pas que les pays africains ou asiatiques. Dans un pays développé comme le nôtre, de nombreuses personnes ne mangent pas toujours à leur faim : les Restos du Cœur sont ainsi passés de « seulement » 8,5 millions de repas distribués depuis leur création à plus de 100 millions aujourd’hui.

C’est pour lutter contre cette précarité alimentaire que Grégoire Delorme, Karim Le Nir Aboul Enein, Michaël Gallego et Axel Bouaziz, quatre étudiants de l’Ecole Française d’Electronique et d’Informatique, ont voulu participer à Imagine Cup avec une idée précise en tête, « faire quelque chose d’utile autour de la nourriture, un sujet souvent délaissé par les candidats ».

C’est ainsi qu’est né Giveat, contraction en anglais entre « donner » et « manger ».

 

> Le projet

Dès le départ, l’équipe de jeunes ingénieurs est allé prendre le pouls de la générosité des Français sur le terrain :

« On est parti du constat que les particuliers ont envie de donner, mais butent sur plusieurs obstacles. Ils ne savent pas toujours comment faire, n’ont pas forcément envie de rouler plusieurs kilomètres en voiture et souhaitent faire un don autre que de l’argent », précise Axel Bouaziz.

Comment faciliter alors les démarches caritatives ?

Giveat propose de mettre en réseau particuliers et associations d’un même quartier. Les premiers peuvent se définir leur rôle de deux façons : comme collecteurs ou comme donateurs. Ainsi, on peut imaginer qu’une vingtaine de personnes effectuent un don de nourriture directement chez un de leurs voisins, qui centralisera la générosité de tous.

« Cela évite que plusieurs personnes ne se déplacent pour rien. Chaque collecteur devenant le relais local des associations », explique l’étudiant.

Le groupe s’est attaché à rendre le processus le plus simple possible, avant de s’attaquer à la partie technique, qui est en cours de finalisation : la version web est prête, tandis que l’application Windows Phone est « terminée à 50% ».

> Le regard d’un expert

Cette initiative est-elle de nature à donner un coup de pouce aux militants associatifs ? Pour Mathieu Castelli, chargé de mission à Emmaüs Solidarité, c’est clairement le cas :

« Je suis séduit par leur idée. Bien sûr, les collecteurs doivent faire attention à des choses importantes comme les dates de péremption, mais mutualiser l’information est une très bonne chose. Cela peut d’ailleurs être encore plus utile pour les petites associations de quartiers, du moment que le nombre de participants est assez élevé. »

En « socialisant » de la sorte la collecte de nourriture, les quatre compères ne prétendent pas la révolutionner, mais pensent « pouvoir contribuer à la rendre plus efficace ».

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