Imagine Cup 2012 #3 – Capstreet, pour rendre la ville accessible à tous share
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Imagine Cup 2012 #3 - Capstreet, pour rendre la ville accessible à tous

Après le Bootcamp début avril, place désormais aux épreuves finales nationale et mondiale d’Imagine Cup 2012. Que nous réservent cette année les étudiants ? Tous devaient répondre à un même impératif : aider à atteindre les « objectifs du Millénaire pour le développement ». Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir le projet d’une des équipes françaises participantes.

Se déplacer d’un point A à un point B, ce n’est pas forcément si facile que ça pour plusieurs millions de Français, même au sein de villes dotées de nombreux transports en commun. Pour éviter que des déplacements en apparence simples ne deviennent un calvaire pour ces personnes, quatre étudiants toulousains ont développé le projet Capstreet.

> Le Projet

En cartographiant précisément l’ensemble des lieux publics d’une ville (cinémas, bureaux de poste, administrations, etc.), les étudiants souhaitent proposer à chacun un itinéraire personnalisé, en fonction de sa situation.

« Au départ, on voulait concentrer nos efforts autour des personnes handicapés. Puis, après avoir vu une jeune maman rencontrer de grosses difficultés dans le métro, on s’est rendu compte qu’on pouvait s’adresser à un public encore plus large », explique Anthony Balitrand, l’un des étudiants à l’origine du projet.

Surtout, ce nouveau service, qui prend la forme d’une application et d’un site web, n’a pas d’équivalent. Les femmes enceintes, les seniors, les personnes en béquilles ou en fauteuils roulants pourraient donc avoir enfin accès, au même endroit, à toutes les informations nécessaires pour se déplacer avec le moins de contraintes possibles.

Si l’aspect technique de Capstreet est aujourd’hui achevé, la collecte des données est de loin la partie la plus chronophage pour les quatre étudiants :

« On s’est beaucoup appuyé sur le mouvement de l’open data pour alimenter notre application », commente Anthony. Et d’appeler à l’aide les internautes qui souhaitent faire remonter les informations de leurs lieux de vie.

Résultat ? L’équipe a voulu voir bien au-delà des frontières françaises, et Capstreet est déjà en bonne voie pour être implémenté à Londres ou à Sydney.

> Vu d’ailleurs

Du côté associatif, on suit de près l’évolution de Capstreet. L’Association des Paralysés de France par exemple s’intéresse non seulement à ce projet, mais a également mis en place un partenariat avec le groupe d’étudiants, afin de leur partager une expérience de terrain.

Et l’Etat lui-même, à travers le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, et des Transports, a été semble-t-il été séduit. Les quatre amis vont être reçus courant mai pour « développer et promouvoir Capstreet dans trois villes pilotes ». A suivre.

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