La colocation, ça marche aussi pour les entreprises… share
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La colocation, ça marche aussi pour les entreprises…

30 mars 2010

Après les présentations, place au concret. Nous avons demandé à Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi.com, de nous raconter les différents lieux physiques ayant hébergé la jeune start-up. Souvenez-vous : son entreprise propose aux internautes d’organiser des cagnottes sur Internet, et, après une première étape solitaire, Céline est aujourd’hui entourée d’un développeur, d’une « community manager », et d’un chef  Sous-entendu : il faut un peu de place pour permettre à la petite équipe de travailler  …

Les débuts. « C’est un peu cliché, mais tout a commencé dans ma chambre. Objectivement, ce n’était pas super facile : tu te lèves, tu te prépares, tu fais comme si tu allais au travail, mais tu as trois mètres à faire … et tu ne vois personne de la journée, ou presque.

En plus, c’était également la période de gestation du projet, où, paradoxalement, le travail est assez solitaire : le nombre de contacts moyens à la journée était quand même assez limité. Du coup, tous les soirs, je voyais des amis : il me fallait mon quota de paroles de la journée… »

La colocation.  « Ensuite, j’ai sous-loué des box, chez des amis qui avaient leur start-up. L’idée, c’était vraiment de retrouver l’environnement du travail, qu’il y ait du bruit autour de moi, des gens qui travaillent. Puis Leetchi.com s’est agrandie, nous étions trois, il fallait trouver des locaux. Avec d’autres amis, qui ont lancer leur site à trois jours d’intervalle du notre, nous avons décidé de partager des locaux.

Par envie, mais aussi par obligation, ou presque : lorsque l’on s’engage pour des baux commerciaux, la procédure est particulièrement lourde. Soit l’on est en mesure de présenter deux bilans annuels, soit il faut présenter une garantie bancaire conséquente, jusqu’à six mois de loyers, sans oublier les frais d’agence. Autrement dit : une somme vraiment conséquente lorsque l’on a déposé ses statuts quelques mois seulement auparavant, qui peut vite ressembler au parcours du combattant. Divisier ces frais, c’était vraiment indispensable. »

Les locaux. « Nous avons emménagé dans les locaux, un appartement de 100 mètres carrés dans le IIIe arrondissement, un mardi matin. Première étape : il a fallu se débarrasser des meubles des anciens locataires, une société qui avait fait faillite. On a fait cela le midi. Évidemment, la mauvaise surprise, c’est que l’on a découvert des murs vraiment en mauvais état. Résultat : j’ai passé l’après-midi à acheter des pots de peinture de 25 litres, et, à 19 heures, plusieurs copains débarquaient, pour nous aider à peindre … Cea nous a pris une bonne partie de la nuit, mais le lendemain matin, à 10 heures, on pouvait commencer à travailler – la tête sans doute un peu prise par les odeurs de peinture. Et le week-end, on a pu organiser notre première soirée de start-up, chez nous… »

Un brin de superstition. « La société qui occupait les lieux avant nous a fait faillite. Nous avons également récupéré tout notre nouveau mobilier dans une vente aux enchères, après la faillite d’une autre entreprise … »

Bilan ? « L’arrivée dans nos premiers bureaux a été fastidieuse mais dans la bonne humeur ! Cela nous fera des souvenirs inoubliables. Je retiendrai de ce déménagment beaucoup de fous rires, des amis toujours présents quand il faut donner un coup de main, et le début d’une (très) belle aventure … malgré les odeurs de peinture. »

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