Le jeu sur Facebook, c’est aussi une affaire très sérieuse share
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Le jeu sur Facebook, c'est aussi une affaire très sérieuse

24 mai 2010

(visuel : l’application Goobox, développée par Kobojo, compte 2,5 millions d’utilisateurs récurrents sur 16 millions de comptes Facebook en France)

Pour débuter ce billet, nous proposons un petit test : tapez donc « Goobox », le nom d’une application proposant des jeux, sur le moteur de recherche interne du site Facebook.

C’est fait ? Regardez à présent le nombre de vos amis qui sont des utilisateurs de l’un de ces jeux, qui, bien souvent, vous permet de vous "défier" entre amis : il y a fort à parier qu’un grand nombre d’entre eux fera partie des six millions de membres français de Facebook ayant installé et utilisé l’application – sur un total de 16 millions de comptes français existants sur le site communautaire, c’est une performance rare.

Le patron d’entreprise à l’origine du développement de cette application s’appelle Vincent Vergonjeanne. Après plusieurs années passées à travailler chez des grands groupes informatiques, il a décidé de créer sa société. Baptisée Kobojo, elle s’est spécialisée dans la conception – et la monétisation – de jeux vidéos sur réseaux sociaux : d’abord dans la traduction en version communautaire des grands classiques du jeu de société, puis dans des créations de A à Z.

Membre des programmes Bizspark et désormais IDEES, développés par Microsoft (éditeur de RSLNmag.fr), Kobojo participera, mardi, au sommet européen des starts-up Bizspark, qui se déroulera dans les locaux de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux  – et que vous pourrez d’ailleurs suivre en ligne ici.

RSLNmag.fr : Vous avez créé Kobojo en 2008 … Vous partiez de zéro ?

Vincent Vergonjeanne : Lorsque nous avons créé Kobojo, avec Philippe Desgrandes et Frank Tetzlaff, nous avions tous, déjà, lancé plusieurs applications sur Facebook qui avaient très bien fonctionné.Docteur LovePetits quizz entre amis, … : à chaque fois, c’est l’un de nous qui était derrière ces applications, et les communautés d’utilisateurs étaient actives. Résultat, nous avons eu cette particularité assez inouïe pour une start-up : Kobojo gagnait de l’agrent dès son premier jour.

Où en êtes vous, en terme de visites, sur le marché français et sur le marché mondial ?

Vincent Vergonjeanne : En février 2010, près de 12 millions de membres français de Facebook ont utilisé l’un des jeux « made in » Kobojo, dont six millions pour le seul Goobox, avec 2,5 millions d’utilisateurs mensuels récurrents. Au total, Kobojo pèse aujourd’hui 41 millions d’utilisateurs uniques qui sont passés sur nos applications … et lorsque nous avons lancé Goobox, en juillet 2009, nous avons dépassé la barre des trois millions d’utilisateurs en seulement un mois.

Aujourd’hui, Goobox est totalement gratuit… Mais quel est le modèle économique ?

Vincent Vergonjeanne : La monétisation, sur une plateforme comme Facebook, est un enjeu considérable. Pour l’instant, nous reposons surtout sur le modèle publicitaire … même si tout cela évolue. Le marché est en plein essor. Aux Etats-Unis, les entreprises de ce secteur se retrouvent dans le top 5 des levées de fonds de plus de 30 millions de dollars, et la plus importante levée de fonds a atteint 180 millions de dollars. L’un de nos confrères américains a même été racheté par Electronic Arts pour 400 millions de dollars en 2009.

En fait, sur les marchés iPhone et Facebook, sur lesquels nous sommes pour l’instant concentrés – même si nous allons également nous développer sur MySpace, Hi5, et d’autres – les barrières d’adoption des applications sont quasi-nulles. Il n’y a pas de process d’enregistrement imposé à l’internaute, on bénéficie à plein des effets de recommandations entres les utilisateurs. L’un des challenges c’est donc d’accompagner les utilisateurs, avec un community management adapté.

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