L’entrepreneuriat vu par Bpifrance : « La France est une école d’athlètes » share
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L’entrepreneuriat vu par Bpifrance : « La France est une école d’athlètes »

12 décembre 2014

En contact quotidien avec les entrepreneurs français, Bpifrance organisait mercredi soir un débat retransmis en live, #Parlons2Cash en présence de plusieurs experts. Les principaux thèmes abordés ? Les nouveaux modes de financement, l’innovation, l’international et l’étonnant décalage entre un discours récurrent sur la crise française et la réalité d’un dynamisme important de l’écosystème entrepreneurial national. Mise au point. 

Plus importante année de levée de capital-risque de l’histoire, 2013 a été caractérisée par une poursuite de l’explosion entrepreneuriale française, fruit de l’ « effet Criteo ». 1 milliard d’euros ont ainsi été investis par la BPI l’an passé dans les start-ups et des levées de fonds de 100 millions d’euros ont actuellement lieu tous les trimestres, réussite inconcevable jusqu’à présent.

Alors que tous les voyants sont au vert et que la France manifeste un dynamisme tout particulier dans les biotechs et le numérique, il semble temps de redonner au secteur entrepreneurial français sa juste valeur. D’autant plus que la révolution numérique porte en elle de nombreuses opportunités pour les personnes désireuses de lancer leur propre business.

De nouveaux modes de financement pour un nouveau monde

Comment parler de nouveaux modes de financement sans évoquer le crowdfunding ? Jouissant depuis le 1er octobre d’un cadre juridique favorable, il constitue une alternative de choix pour les start-ups et PME et se doit d’être « développé, favorisé et encouragé » en tant que maillon ayant pendant longtemps manqué à cette longue chaîne du financement.

Patrick Robin, directeur associé Avoltapartners et vice-président de France Digitale, relève néanmoins la faible part en equity (capitaux propres) relative au crowdfunding et fait état d’un nouveau monde, constitué d’un nombre de business angels largement plus limité qu’auparavant (4000 ou 5000 selon les dires, contre quelques centaines officieusement).

Autre modification en termes de financement d’après Marie Ekeland, co-présidente de France Digitale qui a accompagné Criteo jusqu’au Nasdaq : un nouveau mode d’accès au capital, via les fonds propres et non plus systématiquement par la dette. Avec une prévision audacieuse : le capital risque ne sera, à l’avenir, plus exclusivement réservé aux start-ups mais ouvert à l’ensemble des industries, assurance, finance, grande distribution ou encore automobile.

L’innovation : un fleuron de la France à soutenir

Malgré un retard des entreprises françaises pointé du doigt par un récent rapport de Roland Berger, la transition numérique force l’intégralité des industries à innover. Un impératif qui passe, pour les services de e-commerce, par une réflexion sur l’amélioration des usages face à l’évolution des modes de consommation.

« Sur un site de e-commerce, on crée une destination. Il ne suffit plus d’exposer simplement des produits sur le site », explique Marc Ménasé, PDG de Menlook, site consacré à la vente de prêt-à-porter masculin,

Son entreprise, qui a réalisé 60% de son chiffre d’affaires à l’étranger sur 4 ans, constitue un exemple pour les start-ups françaises désireuses de s’internationaliser. Cette option constitue un filet de sécurité pour les entreprises, celles d’entre elles faisant le plus preuve de résilience étant celles qui réalisent au moins 25% de leur chiffre d’affaires à l’étranger.

Et Nicolas Dufourcq, Directeur général Bpifrance, de conclure sur un message d’espoir :

« En France, l’innovation est visible partout, fascinante.»

La France, nouvelle start-up nation ?

Pour retrouver le live #Parlons2Cash, c’est par ici.

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