Les cleantechs, ces oubliées de Copenhague

21 décembre 2009

Le constat est imparable. Le document final dont la séance plénière finale de la conférence sur le climat de l’ONU a « pris note », samedi, depuis Copenhague, ne comporte aucune référence aux « cleantechs », « greentechs », et autres « green IT » – toutes ces solutions qui font des nouvelles technologies l’une des réponses au réchauffement climatique.

Les trois pages de ce document (à lire au format PDF, en anglais) esquissent le cadre institutionnel de « l’après Kyoto » ; s’accordent sur l’indispensable « lutte contre le réchauffement climatique » ; mentionnent en toutes lettres la promesse de « baisses des émissions concernant l’ensemble des activités économiques des pays développés d’ici 2020 » ; mais ne consacrent pas un mot aux « technologies vertes ».

Les effets positifs des TIC sur l’environnement sont pourtant gigantesques : les solutions basées sur les nouvelles technos, allant de la multiplication des réunions virtuelles à l’efficacité énergétique des bâtiments, pourraient, en 2020, permettre d’éviter plus d’émissions de carbone … que toutes celles actuellement produites par les Etats-Unis, selon une étude réalisée par le cabinet américain McKinsey.

Les cleantechs n’ont d’ailleurs pas été complètement oubliées à Copenhague :
dès le 4 décembre, Hamadoun Touré, Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (ITU, agence spécialisée de l’ONU), adressait d’ailleurs un plaidoyer soulignant que les « TIC doivent impérativement être un élément de la solution de Copenhague ».

Pendant le sommet, une « discussion parallèle » a également été tenue sur ce thème, le 10 décembre, réunissant notamment des représentants de l’Organisation mondiale du travail et de l’Organisation météorologique mondiale –  la vidéo intérale (1h20) est disponible en ligne.

Alors, l’absence de référence aux « green IT » dans l’accord final de Copenhague est-elle désespérante ? Absolument pas, répondent certains spécialistes. Le groupe de recherche « Cleantech Group » avait ainsi pris les devants, dès le début du mois de novembre, en publiant une étude au titre prophétique : « Cop 15 doesn’t matter ». « Des fonds privés seront là, en 2010, qu’il y ait un accord global à Copenhague ou non ! , pronostique ainsi Dallas Kachan, l’un des experts du site. Selon lui, « le centre de gravité des actions les plus efficaces en matière de cleantechs ne tourne pas autour de l’ONU, très bureaucratique. Il se situe davantage au niveau du G20, des relations bilatérales, ou des Etats ».

> Pour aller plus loin :

Quand les start-up font avancer la lutte contre le réchauffement climatique (sur RSLNmag.fr)

La France très en retard sur les "technologies propores", d’après Guillaume Sainteny, maître de conférence à Polytechnique (sur Alternatives économiques)

Dossier : la fureur verte (sur RSLNmag.fr)

 

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