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Les français et l'info en ligne : paradoxe, quand tu nous tiens

16 novembre 2011

A en croire qu’en matière d’internet, tout serait donc histoire, sinon de (légère) schizophrénie, à tout le moins de paradoxes !

Après le privacy paradox, semble, en effet, venu le temps du « paradoxe politique », puisque, à la lecture des résultats du quatrième baromètre « Enjeux numériques » consacré à « la formation de l’opinion politique des Français sur internet » diffusé ce mercredi 16 novembre, on peut identifier plusieurs paradoxes en la matière.

> Paradoxe numéro 1 : l’échange … mais également la difficulté d’identifier des sources.

Les Français soulignent les limites mais aussi le potentiel d’Internet en matière d’information et de participation citoyenne

Ni rejet, ni fétichisme : les Français portent un regard assez réaliste et mesuré sur Internet.

Certes, ils pointent les limites d’Internet et la nécessité de bien maîtriser l’outil :

– 87% disent ainsi « qu’Internet facilite les rumeurs »,
– 72% « qu’il est difficile d’identifier les sources »
– et 71% « qu’il faut bien connaître internet pour y trouver des informations faibles et intéressantes ».

Mais Internet est aussi un formidable outil d’expression citoyenne et politique :

– pour 71%, « Internet donne la parole aux gens comme moi »,
– pour 69% « on peut y exprimer son opinion plus librement qu’ailleurs »
– et pour 60% « Internet est un bon moyen pour échanger ses idées et discuter de politique ».

Malgré cela, une certitude, néanmoins : Internet est devenu un média de référence en matière d’information politique. Si la télévision (71%) et la radio (56%) restent sans conteste les médias privilégiés, un tiers des Français interrogés utilisent Internet tous les jours pour s’informer sur la vie et l’actualité politique nationale, positionnant ainsi Internet comme la 3ème source d’information, devant la presse écrite (23%).

> Paradoxe numéro 2 : participer d’accord … mais moi ? vraiment ?

Autre paradoxe : si une majorité de Français estime qu’Internet est un bon moyen pour militer pour un candidat (68%), échanger des idées et discuter politique (60%) ou favoriser la participation des citoyens à la politique (55%), peu sont prêts à participer et à se mobiliser.

Ainsi, côté pratiques, 14% seulement ont l’intention de discuter de la campagne en ligne, 11% de publier des liens sur les réseaux sociaux et 6% de faire la promotion d’un candidat.

La participation passe en revanche par des formats hybrides : 20% des internautes ont ou pourraient commenter sur Internet une émission ou un débat politique pendant sa diffusion et 23% après l’émission.

« Il n’y a pas de miracle « technologique » en matière d’engagement ou de participation active à la campagne électorale et au débat qu’elle suscitera. Les comportements à l’égard d’Internet semblent devoir enregistrer et accompagner le faible niveau d’engagement des Français à l’égard du politique en général », commente Jean-Marie Charon,

> Retrouvez plus d’informations sur l’étude ici.

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