Les JeuDigitaux, pour qu’administrations et start-ups parlent le même langage share
back to to

Les JeuDigitaux, pour qu’administrations et start-ups parlent le même langage

5 novembre 2014

Huit start-ups du monde sportif sont venues pitcher leurs projets lors de la deuxième édition des JeuDigitaux qui se tenaient à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP) le 30 octobre dernier. L’objectif : créer des synergies entre jeunes entrepreneurs, investisseurs, administration et grands groupes commerciaux.

« Il faut hacker les administrations. Le numérique est transversal par définition et suppose d’être hors des murs […] » affirmait Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au numérique, lors de l’événement. « Le monde des start-ups est mal connu lorsqu’on sort des écosystèmes numériques. Il est important que les membres du gouvernement, leurs cabinets ministériels, mais aussi les acheteurs publics soient acculturés aux start-ups pour parler le même langage. C’est une économie qui est en plein essor et qu’il faut accompagner. »

L’écosystème entrepreneurial français pour conquérir le monde

Une initiative appréciée des différents entrepreneurs, venus de toute la France pour monter sur scène. Car si la Silicon Valley revient régulièrement sur les lèvres des start-uppers, ils tiennent à montrer que l’Hexagone n’est pas en reste :

«  Pour nous il n’y a pas de question, c’est la France qui va nous permettre de conquérir le monde, affirme Antoine Level, co-fondateur d’Hexo+, la start-up qui vend des drones autonomes et qui a soulevé plus d’1,3 millions de dollars. Nous venons de Grenoble et nous disposons d’un écosystème qui nous pousse énormément et qui nous a permis de nous développer. C’est ça la French tech ! »

Mais si les JeuDigitaux sont l’occasion de promouvoir le savoir-faire des entrepreneurs français, il reste encore à pérenniser cet environnement propice aux rencontres entre différents acteurs. Un impératif, selon Julien Lavault, co-fondateur de Fysiki :

« On est bien accompagnés en France dans la phase de création. Le défi désormais c’est plutôt de rebondir : être en contact avec les bons acteurs pour assurer notre développement, faire nos preuves et nous développer à l’international. »

Le numérique pour répondre aux besoins des sportifs

Les start-ups venues présenter leurs projets ne manquaient pas d’ambition : toutes souhaitent être leader de leur marché dans les 5 ans à venir. Et la demande est forte dans le monde du sport, aussi bien de la part des amateurs que des supporters, ou même encore des professionnels. Venue assister aux pitchs des entrepreneurs, la championne olympique d’escrime Sarah Daninthe affirmait: 

« Nous connaissons et travaillons avec beaucoup de start-up en matière sportive, notamment pour ce qui est des objets connectés. Mais je suis ravie de voir que l’innovation va plus loin encore et concerne bien d’autres pans du sport, de la mise en contact avec les supporters, à la facilitation des partenariats. »

Une vraie nécessité à laquelle certaines start-ups tentent de répondre, leurs fondateurs étant nombreux à déplorer le manque de sponsors et de soutiens des sportifs, soulignant ainsi leurs besoins de financement sur le long terme. 

« Le numérique permet de mettre en contact des communautés d’intérêt communs et surtout des passionnés du sport, qui vont pouvoir soutenir leurs clubs, même amateurs, ou leurs sportifs préférés. »

Et pour plus d’innovations estampillées « French Tech », rendez-vous à la troisième édition des JeuDigitaux qui hackera, après celui des Sports, un nouveau ministère. 

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email