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LeWeb'11 : revivez les échanges du troisième et dernier jour

9 décembre 2011

LeWeb’11, troisième et dernier jour : les acteurs du net français et étrangers se sont donnés une nouvelle fois rendez-vous, du mercredi 7 et vendredi 9 décembre, à La Plaine Saint-Denis, pour LeWeb.

Nous vous proposons de vivre en direct sur RSLN ces rencontres un peu particulières, entre levées de fond et prospective, keynotes, tables-rondes et choses entendues dans les immenses allées de l’événement.

Revivez quelques instants vécus lors de ce troisième jour de conférences et d’échanges. Vous pouvez également revivre les échanges de la première et de la seconde journée.

> Le concours de startups :

Sur les quelques 600 candidats, trois startups étaient en finale et ont présenté leurs créations sur scène. Retrouvez le classement final ci-dessous :

1) Beintoo est un service mélangeant applications et gamification, en proposant aux utilisateurs de découvrir de nouveau jeux, d’y progresser et d’obtenir des réductions sur des produits liés aux jeux en fonction de leurs résultats.

La startup est un peu plus avancée que les deux suivantes, elle a déjà levé des fonds et va ouvrir des bureaux dans la Silicon Valley.

2) HeyCrowd ambitionne de changer les sondages d’opinion, avec une application proposant des sondages « plus funs, plus simples et directement sur Internet ». Le service propose d’interroger directement les habitants d’un quartier, les membres d’une communauté avec des questionnaires et une interface simples. 

L’utilité ? « Savoir quel type de restaurant ouvrir, quels services proposer, choisir un logo, prendre des décisions collectives… mais également aider la liberté d’opinion, proposer des données pour analyse, des statistiques sociales… »

3) Babelverse est une application et un service proposant une traduction humaine en temps réel : « Nous voulons faire tomber les barrières de langue, comme l’avion l’a fait avec les frontières » explique les créateurs. 

Le service propose une traduction humaine crowdsourcée – et donc non automatique – en temps réel grâce à des traducteurs – professionnels ou non – et cela dans toutes les langues.

> « Le son sera plus grand que la vidéo »

Alexander Ljung, fondateur de SoundCloud, voit dans le son la prochaine révolution en ligne :

« Le son sera plus grand que la vidéo ».

Il explique que le web est en train de s’ouvrir au son, et pas seulement à la musique ou aux grands artistes :

« Aujourd’hui tout le monde peut créer facilement de la musique, avec une simple application. 30 millions de chansons peuvent être créées avec une simple application en à peine six mois. Mais les musiciens ne sont pas les seuls à produire des sons, les médias le font également par exemple. »

Cette consommation, en parallèle, du son est essentielle selon lui :

« C’est fascinant de voir le web s’ouvrir au son. Sur le web, tout est silencieux, on peut lire, écrire. Mais il manque le son, et le son c’est l’émotion » explique-t-il.

> Sean Parker : « Trop de capitaux, trop peu de réelles innovations »

Sean Parker, co-créateur de Napster et célèbre entrepreneur – notamment depuis le film The Social Network de David Fincher – pense qu’il y a actuellement « trop de capitaux investis dans des startups qui n’apporte que trop peu de réelles innovations ».

Il prend pour exemple le succès de Facebook, dans lequel il a investi, pour expliquer la différence entre les milliers de startups qui n’arrivent pas à réellement émerger et celles qui « changent le monde » : le succès vient « du génie de l’équipe de créateurs, un mix entre une véritable vision, des excellents ingénieurs et des designers qui convergent au même endroit au même moment ».

« Les talents sont trop éparpillés entre les startups. C’est très difficile de les réunir autour d’une grande idée, comme ça a été le cas pour Facebook. Il faut les concentrer pour changer le monde » poursuit Servin Pishevar, lui aussi entrepreneur.

Pour lui, la clé du succès tient dans la capacité à « oublier, à la fois les succès et les échecs », pour recommencer sans cesse avec la même ambition et la même envie à chaque fois. Mais les changements ne s’arrêtent pas là : 

« Les créateurs de startups sont souvent très jeunes, c’est une révolution des jeunes : on ne veut plus accepter les institutions dont on a hérité, on veut les changer. Ce n’est pas vrai que pour être un des leaders de ce monde il faut être vieux. »

Pour Sean Parker, la prochaine étape pour le « web social », et en particulier pour 2012, passe par la politique, « qui n’a pas encore pris conscience de tout le potentiel et de l’innovation possible notamment via les réseaux sociaux pour gagner les élections et mobiliser »

> Changer la manière de découvrir de nouveaux artistes

Daniel Ek, co-fondateur et PDG de Spotify, le service de streaming musical, est revenu sur la récente ouverture aux développeurs et aux créations tierces de Spotify pour « enrichir l’expérience utilisateur », avec notamment de nouvelles fonctionnalités.

Quelques exemples : Songkick permet de passer d’une chanson en lecture à la recherche d’une place de concert dans la ville de l’utilisateur. Rolling Stone propose des critiques d’albums ainsi que des playlists. Ou encore TuneWiki qui permet de récupérer automatiquement les paroles des chansons.

Il a également annoncé le lancement d’un nouveau service de radio, une application permettant d’écouter un nombre illimité de stations et de zapper librement. Avant de détailler le modèle économique du service – qui compte 2,5 millions d’utilisateurs payant en moyenne 10 euros par mois :

« On a montré que notre modèle marchait, que les gens utilisaient le service, construisaient leurs bibliothèques musicales et étaient prêts ensuite à payer pour pouvoir emporter leur musique avec eux, sur leurs smartphones. »

Mais ce que change probablement le plus Spotify, c’est probablement la façon de « découvrir de la musique » :

« Pouvoir écouter et partager toutes ces chansons, instantanément, change vraiment la façon dont les gens découvrent de nouvelles choses, de nouveaux artistes, de nouveaux albums. C’est cette découverte que nous voulons améliorer. »

> « Qui veut être un entrepreneur ? » 

Ben Parr, journaliste technologique pour Mashable et entrepreneur, est revenu sur les tendances pour l’entrepreneuriat en 2012. Il voit trois grands axes :

1) Les réseaux sociaux de proximité, qui s’appuie sur une communauté, un quartier pour construire des relations sociales à échelle humaine.

2) L’intersection du divertissement et de la technologie, la rencontre entre Hollywood et la Silicon Vallée :

« On voit de plus en plus de services web qui ressemblent à des chaines de télévision, et la télé ressemble de plus en plus à ce qui se fait sur Internet. »

Pour Ben Parr, c’est à la fois une opportunité mais également un moment critique car les modèles économiques doivent changer :

« Les studios de télé copient le modèle qui marche pour la télé et le mettent en ligne. Il va falloir trouver un meilleur moyen de monétiser le contenu digital. »

3) La fin du web en temps réel :

« Nous allons continuer à recevoir de l’information en temps réel, en quantités folles, notamment via Twitter. Ça ne va pas changer mais il va y avoir de meilleurs moyens de contrôler l’information qui nous arrive et de lutter contre la sur-information. »

 

> Photos : Flickr, licence CC par LeWeb11

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