LIVE-BLOGGING - LeWeb'10, en direct du jour 1

8 décembre 2010

(visuel : _LeWeb10 Prep @ Les Docks Paris-7547, par leweb3, licence CC)

LeWeb’10, c’est parti : 3.000 acteurs du net français et étrangers, ont rendez-vous, mercredi 8 et jeudi 9 décembre, à La Plaine Saint-Denis, pour les rencontres LeWeb.

Nous vous proposons de vivre en direct sur RSLN ces rencontres un peu particulières, à mi-chemin entre la prospective et le rendez-vous d’affaires, les rencontres inopinées et les keynotes léchées. 

Vous retrouverez ci-dessous le billet, racontant quelques instants vécus lors de ces deux journées de conférences et d’échanges, et que nous avons régulièrement remis à jour. 

18h30 : C’est la fin de ce direct : merci d’avoir suivi cette journée en direct. 

18h15 : Le panel sur les médias, qui abordait la question Wikileaks, a été quelque peu … décousu. Pierre Chappaz, le patron de Wikio, défendant notamment une ligne très "dure" (voir, par exemple, son interview par Eric Scherer pour France Télévisions). Nous avons quelques notes, nous essayerons de les mettre en forme. Mais une chose est sûre : la question Wikileaks n’a pas été tranchée lors de ces discussions. Loin de là. (Techcrunch version US vous résume l’essentiel du débat).

17h : Foursquare : (bientôt) deux ans et 5 millions d’utilisateurs

Dennis Crowley, co-fondateur de Foursquare était sur scène pour nous présenter les derniers résultats de sa plateforme et nous donner quelques idées sur ses futures évolutions.

Il explique que l’idée derrière Foursquare était de changer l’expérience de la ville, de construire un réseau pour la rendre plus facile d’utilisation, plus intéressante et plus vivante : en clair transformer la ville en jeu.

C’était l’idée de départ et malgré une croissance impressionnante (de 4 à 40 personnes en seulement en an), Crowley la défend toujours et justifie ainsi les refus face aux offres de rachats.

Les chiffres annoncés sont tout aussi impressionnants : plus de 5 millions d’utilisateurs, 2 millions de "checkins" chaque jour et une moyenne de 3 à 4 "checkins" par jour pour les utilisateurs moyens. Et pas seulement aux Etats-Unis ou à New York et San Francisco : 40% des utilisateurs ne sont pas sur le sol américain.

Crowley se livre ensuite à une rapide session de questions-réponses notamment sur les possibilités offertes par le service. Deux majeures semblent se dessiner :

  • celle d’une 
    « carte de fidélité augmentée 

    » qui prendrait en compte les choix spécifiques des utilisateurs dans les magasins et restaurants pour leur offrir des services de meilleure qualité et véritablement personnalisés ;
  • et celle de rendre 
    « les données collectées 

    » aux utilisateurs pour qu’ils puissent les réutiliser, sans être limités par la plateforme de base.

« Nous avons créé Foursquare parce que ces données n’existaient pas, maintenant que nous pouvons les collecter, elles doivent retourner aux utilisateurs » conclut Crowley.

15h05 : A quoi sert l’open data ?

Remixer Alexis de Tocqueville pour expliquer le potentiel de l’open data, c’est le pari de la présentation de Romain Lacombe, jeune ingénieur et économiste français.

Il distingue 3 points clefs pour ce qu’il appelle un "Tocqueville 2.0", un effort collaboratif autour de l’open data :

  • C’est un nouveau continent à explorer : le potentiel de l’open data est inexploité pour l’instant, depuis les geeks jusqu’aux humanitaires, personne n’arrive à tirer le maximum de ce nouveau territoire ;
  • L’open data offre un nouveau rôle à la presse : le data journalisme doit amener les gens à comprendre les enjeux et les possibilités offertes par l’open data ;
  • Réseaux et démocratie : les réseaux (du téléphone au train ou à l’Internet) changent en profondeur la société et lui permettent de nouvelles interactions notamment avec les politiques.

 14h35 : Des DM plutôt que des télégrammes diplomatiques ?

Matthias Lüfkens, le monsieur réseaux sociaux du Forum économique de Davos, présentait une petite ignite sur la diplomatie Twitter.

En 5 minutes, évidemment, on ne présente pas une thèse, mais deux petits points ressortent de sa présentation :

  • Une petite blague d’abord, en mode : « Rions donc de l’épisode wikileaks » : et si un échange de messages directs sur Twitter était maintenant plus sûr que l’échange de câbles diplomatiques ?, s’interroge Matthias Lüfkens, relevant que Barack Obama, le 10 Downing Street, et le Kremlin utilisent Twitter.
  • Sur le fond : Vous pouvez désormais interagir avec des élus par Twitter. OK, vous savez bien qu’il y a peu de chances pour qu’ils vous lisent vous même, mais c’est tout de même une nouvelle interaction possible, simple, et direct.

[UPDATE : pour la petite blague de Matthias, on dirait que les DM ont encore quelques petits problèmes de sécurité, hein, comme le raconte le Guardian dans un article racontant qui lit vraiment vos DM]

14h30 : Il neige, il neige …

neige-leweb

Vous ne pouvez pas le voir si vous suivez uniquement le flux vidéo de la scène principale, mais l’invitée principale de cette septième édition de la conférence, c’est … la neige. Elle tombe en masse depuis ce matin, à gros flocons.

12h30 : Design : retour à la simplicité volontaire ?

Nous vous parlons beaucoup, en ce moment de design – questions que l’on retrouve également dans les réflexions d’un Jaron Lanier sur le design originel du web. L’un des neuf premiers salariés de Twitter, Jason Goldman, qui occupe aujourd’hui le titre de VP of Product, est revenu sur la manière dont le site de micro-blogging s’est peu à peu développé.

Sa recommandation sonne un peu comme une liste de "do’s" et "don’t" qui peuvent aiguiller le design d’un site qui devient rapidement très populaire – et demandé. 

« Oh oui, nous avons fait beaucoup d’erreurs. Beaucoup d’interfaces utilisateurs étaient par exemple produites … avant l’intervention de vrais designers ! Résultat, le produit a été trop compliqué à un moment donné. Aujourd’hui on s’efforce de rester simple. Ne surtout pas introduire trop d’options. »

11h : MySpace, en 2010, combien de divisions ?

Et voilà, on a manqué l’intervention de Mike Jones, le nouveau PDG du site communautaire. Compte-rendu détaillé chez Marie-Catherine Beuth, du Figaro.

10h : Carlos Ghosn, l’innovation, et les difficultés du think out of the box

 (Carlos Ghosn est le président de Renault, Dacia, Nissan et Infiniti)

« Nous avons une longue tradition d’innovation. Et pas uniquement d’un point de technologique. D’un point de vue marketing, par exemple, Louis Renault, le fondateur de l’entreprise, était également à la pointe : il avait bien compris l’intérêt qu’il pouvait tirer de la capitalisation autour des courses automobiles, de leur imagine positive.

Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et encore plus dans le cas des marchés matures.  Ainsi, la voiture est … le 17è centre d’intérêt chez les jeunes japonais. Loin des ordinateurs. 43% des jeunes Français la considère comme un « handicap » plutôt qu’autres choses …  

Notre industrie a échoué à rester un service innovant. Pourquoi détestons-nous tant prendre des risques ? A cause des coûts, évidemment ! Les coûts à l’entrée sont énormes. 

Et pourtant, en tant qu’industriels de l’automobile, nous  sommes face à deux challenges, qui doivent nous pousser à renouer avec les innovations majeures :

    • L’environnement

    • Le prix du pétrole

Nous avons deux réponses à cela : de nouveaux produits, comme la voiture électrique, qui est à nos yeux une innovation majeure. Un bon indice du degré d’innovation : le scepticisme qui entoure notre arrivée sur ce marché. Plus il y a de sceptiques, plus on peut considérer qu’une innovation est importante.

Nous avons également de nouvelles manières de faire du marketing : on bouge autant de budget possible vers les nouvelles formes de marketing. Et nous avons du mal à trouver les bonnes personnes pour nous accompagner sur ces défis. Nous avons fait basculer 15% de notre budget de marketing vers le online. Mais attention : si une grande part de la décision d’achat se forge en ligne, mais nous ne pourrons jamais nous passer des magasins : cela passe aussi par une expérience concrète du produit. Acheter une voiture, c’est comme acheter un chien, on y met autant d’affect. 

Et plus profondément encore : nous allons devoir apprendre à être agiles. Nous devons arrêter de vouloir tout contrôler. Nous devons laisser de la place au consommateur. Exemple des voitures « tunnées » : cela fonctionne un peu comme le marché de la fabrication d’applications pour les téléphones mobiles. »

  • Les échanges en vidéo :

Si vous préférez suivre les conférences en intégralité, c’est en dessous que ça se passe :

 >> Et pour vous y repérer ….

  •  Notre sélection dans le programme du jour 1 :

– La première matinée, plutôt techno : seront notamment présents les grands évangélisateurs du secteur, qui raconteront leurs relations avec des communautés de développeurs. Un peu de prospective également, avec Bertrand Piccard, l’explorateur.

– L’après-midi de mercredi pour se rafraîchir les idées :

> Nous attendons beaucoup des ignites, session de pitches très rythmés et en temps contraints, organisés de 14h30 à 15h30. Il sera question d’opendata (avec Romain Lacombe), de l’utilisation de Twitter comme arme diplomatique, par Matthias Lufkens, en passant par la place des ados dans l’entrepreneuriat avec Ricardo Sousa, un entrepreneur de 17 ans … 

> Il sera également question de nouveaux médias : Pierre Chappaz (Wikio), et des représentants deTechmeme, de CNN, du WallStreetJournal Europe, … . LeWeb nous promet qu’il sera question de Wikileaks : nous attendons avec impatience. Cela se passe de 16h55 à 17h40.

  •  Et pour suivre la rencontre ailleurs sur le net :

– 20minutes.fr tient un blog à huit mains (deux journalistes, deux blogueurs)
– Chez Frogz, un blog de Microsoft (éditeur de RSLN)

  • Le thème l’année : plateforme, plateforme …

Le thème général de l’année, c’est celui des plateformes. Explications : « C’est une tendance de fond, explique Loïc Le Meur, le grand organisateur de la conférence, interrogé par France2.fr la capacité à laisser d’autres créer des applications autour de votre marque. »

Et, à ses yeux, tout ou presque peut devenir plateforme : «Toute la conférence est organisée autour de l’idée d’aider les participants à devenir des plateformes : pour les entreprises, bien sûr, mais également autour du corps comme plateforme », précise-t-il au Figaro.

Pour mémoire, le thème de l’année dernière était celui du realtimeweb, et en 2008, celui de l’amour – nous n’avons pas vraiment trouvé pour les années qui précèdent.

  • Sur le thème de l’année, sur LeWeb, … :

– France Télévisions diffuse des séries vidéos de "3 questions à…", menées par Eric Scherer et Jean-François Fogel
– Le web, forcément ouvert, associé aux navigateurs, est-il mort, tué par ces applications dévoreuses d’internet ? C’était le sens de l’article de Chris Anderson, publié par Wired en août, et que nous avions longuement décrypté.
– L’interview en 140 signes de Loïc Le Meur, par François Bourboulon, des Echos. 

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email