Mais au fait, c’est quoi une start-up ?

27 février 2013

ANTISECHE – Décoder, décrypter et répondre aux questions de votre quotidien numérique : l’Antisèche revient sur RSLN. Au programme de cet épisode : les start-ups et l’innovation !

En pleine crise économique, il est courant d’entendre certains économistes appeler à « soutenir les start-ups innovantes » pour contribuer à la croissance. Les start-ups sont donc un facteur d’espoir pour une reprise prochaine de l’activité économique. Elles sont jeunes. Elles sont dynamiques. Elles sont innovantes. Un constat qu’RSLN fait régulièrement en suivant pendant un an avec Mathieu Valoatto et Natacha Huguet-Millot avec Curioos dans la série : un an dans la vie d’une start-up

Et c’est pour comprendre ce qui se cache derrière cette fourmilière de jeunes entreprises que les antisèches vont, durant les semaines à venir, se concentrer sur l’univers des start-uppeurs.

Mais c’est quoi au juste une start-up ?

Une start-up = des idées innovantes

Le terme anglais « start-up » ou « startup » désigne de nouvelles entreprises, – « jeunes pousses » en français -, entrant sur le marché et proposant un produit ou un service innovant. Il peut s’agir d’une innovation radicale, c’est-à-dire quelque chose d’entièrement nouveau, ou d’une innovation incrémentale donc partant d’un  produit ou d’un service déjà existant. Les start-ups sont donc avant tout des idées innovantes !

Si elles existent depuis le début du XXe siècle, leur nombre a explosé avec la bulle internet un peu avant l’an 2000. Les entreprises du secteur des nouvelles technologies créent et mettent à disposition sur le marché des produits et/ou des services nouveaux

Très dynamiques, leur poids est considérable dans cette « nouvelle économie », fruit de l’Internet. Le secteur des nouvelles technologies constamment en mouvement impose en effet une capacité d’innovation forte histoire de se différencier. Les start-ups explorent donc les terrains sur lesquels les autres entreprises, plus grosses, n’osent pas toujours s’aventurer.

Un modèle économique à part

Si elles ont recourt au financement bancaire, les start-ups effectuent aussi régulièrement des levées de fond. Elles font donc l’objet d’un capital-risque de la part des investisseurs qui font le pari d’une forte rentabilité sur le long-terme, une méthode particulièrement utilisée aux Etats-Unis. La tribune fin novembre 2012 faisait le bilan de l’année passée :

« Les start-ups de l’Internet ont levé 92 millions d’euros, au premier semestre, soit près du quart (23%) du total des montants investis par les fonds de capital-risque français, tous secteurs confondus. Vient ensuite la santé (20%), puis les cleantechs, ces techniques et services qui recourent aux ressources naturelles (15%), les éditeurs de logiciels (13%) et, enfin, les télécoms (5%).»

Les start-ups bénéficient aussi parfois de traitements particuliers dans des « incubateurs ». Ils permettent à de jeunes « start-uppeurs » d’être accompagnés dans la création de leur entreprise en recevant les conseils de professionnels du secteur.

Depuis 2008 et comme l’explique Thomas Vestavel*, les start-ups ont de plus en plus recourt au corporate venture afin de trouver des fonds. Il s’agit donc de partenariats avec de grandes entreprises les soutenant financièrement pendant une certaine période, et s’octroyant certains droits sur l’entreprise.

Et les start-ups jouent un rôle essentiel dans l’économie aujourd’hui, notamment en temps de crise. L’innovation est en effet considérée comme un facteur de croissance et marque un certain niveau de développement dans un pays. L’économiste Joseph Schumpeter parlait ainsi de « destruction créatrice » et estimait que l’économie fonctionnait en grappe d’innovation, cœur même des nouvelles technologies. Les start-ups cristallisent donc ce potentiel de croissance pour un pays. 

Et l’esprit start-up dans tout ça ?

Mais une start-up c’est aussi une culture d’entreprise à part. « L’esprit start-up » sert à désigner une volonté de se créer en dehors des cadres traditionnels par soi-même, le but étant d’aller chercher les opportunités de développement au-delà des cadres prédéfinis.

L’esprit start-up replace l’humain au cœur du projet qui dépend totalement des individus qui le dirige, de leurs personnalités et de leurs initiatives.

Puisqu’elles ne comptent qu’un nombre réduit d’individus, les start-ups exigent donc une grande polyvalence de la part de ceux qui les mettent sur pieds : comptabilité, stratégie, marketing ou encore ressources humaines, ils doivent être sur tous les fronts.

Mais comment ces jeunes entrepreneurs réussisent-ils à attirer des investisseurs pour aller au bout de leur projet ? Ce sera l’objet de notre prochaine antisèche dédiée aux start-ups.


Sources : Thomas Lestavel « Le corporate venture entre multinationales et start-up », Alternatives économiques 10/2012 (N° 317), p. 74-74. 

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