Numérique et recherche d’emploi : 6 initiatives à connaître share
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Numérique et recherche d'emploi : 6 initiatives à connaître

7 juillet 2015

MOOCs, serious games, aide à la rédaction de CV, simulateur d’entretien d’embauche… Pôle emploi vient de lancer une nouvelle plateforme : l’Emploi Store. Destiné à s’adapter aux nouveaux usages des demandeurs d’emploi, ce service centralise un grand nombre d’outils numériques d’aide à la recherche et à la formation, jusqu’à présent éparpillés sur Internet… Et en oublie quelques autres. Tour d’horizon des sites et applications les plus révélateurs des nouvelles manières de rechercher un travail, qu’il soit ponctuel ou sur le long terme.  

 

« 80% des demandeurs d’emploi utilisent Internet pour leur recherche et 50% disposent d’un smartphone avec une ribambelle d’applications. » Pour Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, le constat est clair : la recherche d’emploi se numérise chaque jour un peu plus. Et l’avenir semble passer par les appareils en mobilité, que ce soit les smartphones ou les tablettes. Autant de raisons pour faire évoluer l’offre de cet établissement public, régulièrement sous le feu des critiques.

Fruit d’un travail de plusieurs mois, la nouvelle plateforme Emploi Store s’organise en quatre thématiques clés : « Choisir un métier », « Se former », « Préparer sa candidature » et enfin « Trouver un emploi ».

A chaque rubrique correspondent un grand nombre d’outils, qu’ils soient réalisés par des organismes publics (Onisep, Afpa, Apec…) ou privés (Cadremploi, Monster, DoYouBuzz, par exemple). Si l’accompagnement 100% web n’est actuellement proposé que dans 35 agences, le service devrait permettre, à terme, de désengorger progressivement les agences particulièrement surpeuplées de Pôle emploi.

De la formation à l’emploi…

Parmi les outils proposés par l’Emploi Store, on retrouve :

– Un simulateur d’entretien d’embauche virtuel, qui offre à l’internaute le choix entre séquences vidéo et réponses à choix multiples, et permet de souligner les points forts et faibles du candidat.

– Un « serious game » intitulé « Je change de métier », pour permettre à l’utilisateur de s’interroger sur son avenir professionnel et de se projeter dans une autre activité.

– « CV Tube », une application disponible sur smartphone pour réaliser efficacement un CV vidéo.

On trouve également Kudoz, présenté comme un « Tinder de l’emploi ». Essentiellement à destination des cadres et des jeunes diplômés, l’application rassemble aujourd’hui plus de 60 000 talents et s’appuie sur leurs profils LinkedIn pour un matching des compétences avec les recruteurs.

Autre initiative notable, la rubrique Emploi Store Développeurs met à disposition une série de statistiques et de données sur le marché de l’emploi, ainsi que des offres d’emploi anonymisées, dans l’optique de permettre à chacun de concevoir de nouveaux services à l’emploi.

Taskrabbit, Crème de la crème… Ces applications qui manquent à l’appel

A quelles applications l’Emploi Store pourrait-il s’ouvrir ? Voici une petite sélection non-exhaustive. 

Site d’emploi à la demande et plateforme « peer-to-peer » de services à la personne, l’ovni TaskRabbit repose sur un principe simple : faciliter le lien entre des employeurs – souvent des particuliers – et des personnes en quête d’activités rémunérées. La promesse de ce service ? Plus de souplesse et désintermédiation dans la mise en relation entre besoins ponctuels de « tâches » et main-d’œuvre disponible. On comprend mieux pourquoi TaskRabbit a rapidement été surnommé l’Uber de l’emploi… et pourquoi il peut lui aussi provoquer un débat.

Fondée sur un principe similaire, la plateforme Crème de la crème connecte les étudiants des grandes écoles et universités – dont HEC, Polytechnique, l’Essec, Sciences Po ou encore Dauphine – aux professionnels, dans le cadre de missions ponctuelles plus ou moins ardues, de la création d’un business plan au lancement d’applications sur leur propre campus… Le tout par simple envoi de SMS et par une communication directe entre les deux parties.

Des initiatives qui, loin d’être généralisées, n’en restent pas moins de nouvelles façons de concevoir la recherche d’emploi – plus souvent pour des missions ponctuelles il est vrai que pour un emploi à long terme. Une transformation que Pôle emploi devra certainement, à terme, prendre en compte dans le développement de son offre.

 

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