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Paris Games Week : cinq portraits pour cinq familles de joueurs

26 octobre 2011

(visuel bandeau by Dj Ph via Flickr

Le succès de la Paris Games Week s’est confirmé cette année, avec plus de 180.000 visiteurs en cinq jours. Sur place, nous avons voulu vérifier l’ampleur de la culture du jeu vidéo en France et surtout mettre des visages sur ce qui n’était qu’une statistique.

Portrait des cinq grandes familles d’amateurs de jeux vidéo, croisées dans les allées de l’immense espace de l’événement. Ne pensez d’ailleurs pas que les hommes sont les seuls à jouer sérieusement, ou que les femmes ne s’essayent qu’aux jeux de danse, vous seriez surpris 

1 – Le passionné

Ne lui parlez pas de jeux grands publics ou d’interfaces simplifiées. Quand il s’adonne à son loisir favori, le joueur passionné veut vivre quelque chose d’unique. Il veut mériter sa victoire, quitte à se frotter aux jeux ou aux modes les plus difficiles et à les répéter des dizaines de fois. S’il n’était pas le plus représenté sur le salon, il était pour autant bien présent. C’était par exemple le cas de Jérôme, 28 ans :

« Je joue avant tout pour expérimenter des choses différentes, des émotions qu’on ne peut pas vivre dans la vie de tous les jours. Ça ne me fait pas peur de m’investir plusieurs dizaines d’heures dans un jeu, s’il en vaut la peine. Je veux le vivre à fond. »

2 – La bande de joueurs

On les repère de loin. Ils sont surtout là pour les « blockbusters », et notamment ceux dans lesquels le mode multi-joueurs prend tout son sens et toute son ampleur. Jeux de guerre, de sport ou de voitures constituent la majeure partie de leurs étagères vidéoludiques. Pour eux, le jeu c’est avant tout un moment de partage :

« Bien sûr, on a chacun nos jeux préférés, mais on se retrouve toujours tous autour d’un bon jeu de football ou de course. Ça permet de se chambrer entre potes, de décompresser aussi. Et puis on peut jouer en équipe, réaliser des choses ensemble. » résument Quentin, Victor et Benjamin, venus profiter ensemble des dernières nouveautés.

3 – L’artiste-sportif

Il squatte une des pistes de danse disséminées dans tout le salon. Pour lui, jouer rime avec s’amuser, certes, mais aussi se dépenser. Dounia, lycéenne, l’explique ainsi :

« Je ne jouais pas trop aux jeux vidéo jusqu’à ce que je découvre qu’on pouvait bouger pour jouer ! Maintenant, c’est moi qui pique la console de mon frère pour chanter ou danser. »

4 – Le semi-pro

Si vous le cherchez, il est surement à côté du stand de l’ESWC, la ligue professionnelle de jeux vidéo. Il est fasciné par les performances que réalisent certains, et jalousent presque les joueurs sponsorisés qui assurent le show pendant toute l’après-midi.

« J’aime jouer pour réaliser des performances, établir des records. J’hallucine devant les reflexes de certains joueurs professionnels, c’est parfois presque surhumain ! C’est sûr, ça fait rêver, mais je sais qu’il est trop tard pour me lancer dans une carrière » estime Thibault, à seulement 23 ans.

5 – Le vétéran-débutant

Ils ont des reflets argentés dans les cheveux mais n’en ont cure. Ils sont venus tout simplement parce qu’ils aiment jouer, parfois depuis longtemps, mais n’ont plus forcément beaucoup de temps à consacrer à ce loisir. La plaisir lui, est toujours intact, comme l’affirme Alain, pas encore quadragénaire :

« Je fais partie de l’arrière garde, et je le vois bien en venant ici. Je suis sidéré par les graphismes qu’offrent certaines productions et par le nombre de nouveauté qui sortent chaque année. Pour justifier cette petite sortie, j’ai emmené les enfants… mais je viens ici pour moi aussi ! »

Bonus : le réfractaire

Bien entendu, tout le monde n’aime pas jouer aux jeux vidéo. Mais, chose singulière, certains réfractaires sont tout de même venus, poussés, il faut bien le dire, par la jeune génération :

« Je ne joue pas, oh que non ! Je suis venue pour mon petit-fils, parce qu’il voulait. Et moi, ça me fait plaisir de lui faire plaisir. » se justifie une dame.

Du plaisir de jouer au plaisir de faire plaisir, tout n’est, en fin de compte, qu’une question de point de vue.

(visuels : Paris Games Week 2011 ; RSLN)

> Pour aller plus loin :

 

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