Comment Pokémon Go pourrait faire évoluer la législation sur la « propriété » de l’espace virtuel share
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Comment Pokémon Go pourrait faire évoluer la législation sur la « propriété » de l’espace virtuel

The Guardian 29 juillet 2016
Capturer un Pikachu dans un jardin peut être une joie pour un joueur de Pokémon Go… moins pour le propriétaire du jardin en question. Pour le Guardian, le succès du jeu en réalité augmentée pose de façon pressante la question de la propriété de l’espace digital.

Si vous ne faites pas partie des (nombreux) joueurs acharnés de Pokémon Go vous ne serez peut-être pas particulièrement heureux d’apprendre que votre jardin (ou celui de votre copropriété, ou le parc en bas de votre immeuble), abrite un spécimen rare de Pokémon, attirant avec lui une horde de joueurs à sa recherche.

Avec le succès phénoménal du jeu, la question de savoir à qui « appartient » l’espace virtuel superposé à l’espace réel se pose de façon plus pressante qu’auparavant. S’il est interdit de poser un panneau publicitaire sur votre maison sans votre accord, rien n’interdit aujourd’hui d’y « déposer » un Pokéstop sans vous consulter. Cette problématique se pose aussi pour les lieux publics, comme par exemple le Musée de l’Holocauste à Washington

La réponse à cette réflexion pourrait se trouver en analysant l’histoire de l’aviation nous explique The Guardian. Ce n’est qu’avec l’intensification du trafic aérien, et ses désagréments, qu’une véritable législation s’est mise en place.

Va-t-on dès lors vers des sortes de « no-game zone » digitales, permettant à tous les propriétaires de lieux de ne pas être inclus dans les bases de données des sociétés éditrices de jeux ?  Le succès de Pokémon Go semble en tout cas marquer un tournant dans ces réflexions.

Plus d’explications sur le site du Guardian.

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