Pourquoi y a-t-il des www., des .fr et autres dans les adresses de mes sites préférés ? share
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Pourquoi y a-t-il des www., des .fr et autres dans les adresses de mes sites préférés ?

5 janvier 2012

Décoder, décrypter et répondre aux questions de votre quotidien numérique : l’Antisèche est votre rendez-vous hebdomadaire sur RSLN. Au menu cette semaine : les signes des adresses web enfin décryptés.

> Dans ma barre d’adresse, il y a…

Tout comme ouvrir votre boîte aux lettres ou sortir les poubelles, taper l’adresse d’un site Internet dans votre navigateur vous semble la chose la plus quotidienne et naturelle du monde. Pourtant, sauriez-vous expliquer les drôles de sigles qui la composent ?

Essayons de procéder méthodiquement, et de décortiquer les termes les plus courants utilisés dans les sites Internet français.

> … l’énigmatique « http:// »

C’est peut-être le terme le plus abscons de toute la liste : « http ». Le but n’est pas ici d’en expliquer tous les enjeux techniques – les lycéens le feront probablement bientôt mieux que nous. Mais sachez quand même qu’il est l’abréviation d’ « HyperText Transfer Protocol » ou Protocole de transfert hypertexte, et que son apparition remonte aux origines du Web, tel que l’a pensé Tim Berners-Lee.

Ce protocole est indispensable pour que votre navigateur puisse communiquer avec le serveur qui héberge les contenus que vous souhaitez consulter. Sans cette syntaxe commune, vous ne pourriez pas formuler des demandes – comme taper l’adresse d’un site -, et encore moins recevoir une réponse du serveur.

Les plus observateurs auront sûrement remarqué l’existence d’un terme dérivé, « https » Il apparaît par exemple lorsque vous consultez vos mails ou effectuer un paiement en ligne. L’ajout du « s » signifie en faut « Secure ».

Cela signifie qu’une « couche » sécurisée a été ajoutée sur la pile de protocoles que parcourt l’information échangée entre votre ordinateur et le serveur. En bref, si vous voyez « https » dans votre barre d’adresses, les échanges sont dorénavant cryptés, et donc davantage sécurisés.

> … l’imprononçable « www »

Ces trois lettres identiques, que l’on retrouve au début de pratiquement toutes les adresses web, sont la contraction de « World Wide Web ». A la différence de ‘http’, l’usage du ‘www’ n’est pas obligatoirement une nécessité technique pour accéder à une ressource.

L’utilisation de cet acronyme dans l’écriture d’une adresse indique simplement que le site concerné appartient bien au « Web ». Car si ce dernier s’est construit sur Internet, il n’en constitue qu’une partie. Les services de messageries ou la voix sur IP constituent d’autres applications d’Internet bien distinctes de la « toile d’araignée mondiale ».

> … et l’incontournable nom de domaine

rslnmag.fr, wikipedia.org, wired.com, voilà quelques adresses web qui vous sont familières si vous nous lisez régulièrement. Ce sont les noms de domaine, la clé indispensable pour tout site Internet.

Il se décompose en plusieurs niveaux, séparés par des « . » dans nos exemples. Ainsi, « .fr » indique un domaine de premier niveau – c’est-à-dire qu’il peut accueillir des sous-domaines – qui signifie que le site Internet est enregistré auprès de l’AFNIC – il a donc un lien, de nationalité ou de présence sur le territoire français.

Mais tous les domaines de premier niveaux ne sont pas forcément rattachés à un territoire : exemples avec « .com », le domaine le plus commun, qui est prévu pour les entreprises et « .org », qui sert lui aux organisations à but non lucratif.

Puis les sous-domaines s’accumulent en amont dans l’adresse web, jusqu’à remonter aux fameux « http » ou « www » : data.rslnmag.fr, notre base de données du numérique en campagne, est ainsi un sous-domaine de rslnmag.fr.

> Simple comme une histoire de courrier ?

Vous avez déjà tout oublié ? Tentons alors de filer la métaphore, avec un schéma familier de tous : l’envoi d’un courrier par La Poste.

o « http » : ce ne serait rien d’autre que la langue utilisée dans la lettre par l’expéditeur pour son destinataire. En l’occurrence, le Français. Si une des deux personnes ne maîtrise ou ne reconnaît pas la langue, cela rendrait aussitôt la communication impossible entre les deux parties.

o « https » : dans ce cas, les deux personnes parleraient une sorte de patois indéchiffrable, et eux seuls seraient à même de comprendre les informations qu’ils échangent. Si le courrier était intercepté en cours de route, il serait difficile pour le voleur d’interpréter ce qui est écrit.

o « www » : l’ensemble des bureaux postaux formeraient, avec les centres de tri et de distribution, l’équivalent du World Wide Web. Grâce à lui, on peut recevoir et échanger tout un tas d’informations, partout où le « réseau postal » est présent.

o Le domaine : tout simplement, l’adresse postale. Elle est qualifiée d’abord par sa nature ou localité (exemples : .fr – France ; .com – Entreprise), puis est précisée par son numéro et sa rue (ex : rslnmag)

Et le facteur dans tout ça ? Il jouerait rien de moins que le rôle du signal électrique, celui qui transmet les « paquets » d’informations d’une machine à l’autre. Sauf que sur Internet, notre facteur virtuel se déplace infiniment plus vite que celui que vous croisez parfois le matin… tout en transportant toujours plus de courriers !

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